Bonjour le monde

Bonjour le monde

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Dimanche 2 mars 2014.

La situation en Ukraine s’aggrave. Afin « d’assurer la sécurité et l’intégrité territoriale de l’Ukraine », Andreï Paroubï, responsable ukrainien du Conseil de sécurité nationale et de défense, annonce la mobilisation l’ensemble des réservistes face à la menace de Vladimir Poutine d’engager en Crimée les forces armées russes pour protéger les intérêts de la Russie.

Les réactions affluent. Pour rappeler la fermeté américaine dans la crise des missiles soviétiques à Cuba, les Etats-Unis mettent en scène Barack Obama téléphonant au président russe pour lui demander de retirer les forces russes d’Ukraine. Mais quelles forces armées ? Celles déjà sur place dans le cadre d’un accord russo-ukrainien ? Celles en état d’alerte à la frontière côté russe ?

L’ONU, par la voix de son secrétaire général Ban Ki-moon, a demandé à Vladimir Poutine « d’entamer d’urgence un dialogue direct avec les autorités de Kiev », pour « faire immédiatement baisser la tension ».

Le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a annoncé que le Conseil allait se réunir aujourd’hui pour discuter de la « grave situation en Ukraine ».

La position de l’Union européenne est inaudible. Nous avons pourtant une frontière commune avec l’Ukraine. En attendant que les ministres européens des Affaires étrangères se réunissent lundi, c’est en ordre dispersé que les capitales européennes rappellent l’importance de maintenir l’unité de l’Ukraine et qu’une intervention armée russe serait une violation du droit international.

En Suède, Carl Bild, dès son retour du Japon, condamne la menace russe, rappelle le principe fondamental de l’intégrité territoriale et évoque une Europe « d’invasion, d’agressions et de menaces d’utilisation massive de forces armées » alors que nous commémorons en 2014 le centenaire de la fin de la 1ère guerre mondiale.

La Une des médias suédois est consacrée à cet événement. Les titres font froid dans le dos : « En route vers la catastrophe » titre Expressen ou « L’Ukraine demande de l’aide pour la protection de ses centrales nucléaires » affiche Svenska Dagbladet sur son site Internet. Même la presse régionale consacre la Une à la crise ukrainienne et VLT a mis en place un fil d’information continue sur le sujet.

Cette actualité dramatique et dramatisée met malheureusement au second rang un autre événement qui d’habitude est largement commenté par la presse suédoise : la sélection depuis le début du mois de février déterminant la chanson qui représentera la Suède à l’Eurovision 2014.

Hier soir, depuis Lidköping, a été diffusée en direct sur SVT1 la soirée au cours de laquelle sont repêchés deux artistes qui participeront à la finale. Ainsi, Helena Paparizou et Linus Svenning iront le 8 mars à Stockholm pour tenter leur chance.

Pourvu que la situation ukrainienne se soit calmée d’ici là…

 

 

 

 

 

 

 

 

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