Ça sonne faux chez le « Beethoven japonais »

Ça sonne faux chez le « Beethoven japonais »

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Vendredi 7 mars. Mais que se passe-t-il chez les Nippons ? Alors que la presse du monde entier s’interroge et enquête sur le Japonais Satoshi Nakamoto – est-il ou non l’inventeur de la très controversée monnaie virtuelle, le bitcoin ? – , on découvre aujourd’hui que son compatriote Mamoru Samuragochi s’est fait passer pendant deux décennies pour un compositeur sourd alors qu’il n’a jamais été ni l’un ni l’autre !

Face aux caméras, devant des dizaines de journalistes, l’homme dont tous les Japonais avaient jusque là l’image d’une robuste silhouette se déplaçant avec une canne a reconnu l’escroquerie et « présenté toutes ses excuses ».

Qu’il ait inventé sa surdité, soit. Mais qu’il n’ait jamais composé lui-même de musique ni la célèbre symphonie « Hiroshima », c’est autre chose. Cette composition écrite à la mémoire des victimes du bombardement atomique était devenue un hymne à l’espoir, après l’accident de Fukushima et le tsunami. La chaîne de télévision NHK avait alors consacré un long documentaire à Mamoru Samuragochi, le montrant sur une plage le long d’une côte détruite par le tsunami en train d’écrire, apparemment, un requiem pour une petite fille dont la mère fut tuée. Après cette émouvante émission, des dizaines de milliers de Japonais se précipitèrent pour acheter sa symphonie Hiroshima.

Alors pourquoi avouer après tant d’années de mensonges ? Il semblerait que le  « nègre », Takashi Niigaki qui en réalité composait la musique, se soit lassé de se faire exploiter par le « Beethoven japonais » puisque 20 ans d’écriture musicale ne lui auraient rapporté qu’environ 50 000 euros. Il aurait alors menacé de révéler la supercherie.

En plus des millions de Japonais qui se sont fait rouler dans la farine par Mamoru Samuragochi, c’est aussi le patineur artistique japonais Daisuke Takahashi qui a représenté le Japon aux Jeux Olympiques de Sotchi qui s’est senti floué : il avait patiné pendant les Jeux une musique attribuée à Samuragochi…

Mots clés : culture, musique

 

 

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