Décès de M. Faure, signataire du Traité de Rome

Décès de M. Faure, signataire du Traité de Rome

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Jeudi 6 mars. Alors que l’Union européenne est en panne, que ses institutions sont paralysées faute de volonté politique et que les projets visant à plus d’union politique sont remis aux calendes grecques, Maurice Faure, européen convaincu, s’est éteint le 6 mars, chez lui, en France à l’âge de 92 ans.

Ancien secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Maurice Faure, partisan d’une Europe supranationale, était le dernier signataire vivant du Traité de Rome de 1957 instituant la Communauté économique européenne (CEE).

Ce traité, auquel Maurice Faure a contribué à la rédaction, est avec celui sur l’Union européenne (Traité de Maastricht, 1992), un des actes fondamentaux de notre Union européenne. Signé le 25 mars à Rome par les six Etats fondateurs – la République fédérale d’Allemagne, la France, l’Italie, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas -, le Traité de Rome affirme la volonté de s’engager dans un processus irréversible qui vise notamment à « établir les fondements d’une union sans cesse plus étroite entre les peuples européens ».

C’est cette vision qui aujourd’hui permet, à nous Européens, de nous déplacer, de nous établir, de commercer, de travailler, d’étudier en toute liberté dans chacun des Etats membres de l’Union européenne. C’est ce traité qui a ouvert la voie à celui de Maastricht posant notamment les jalons de la construction de l’union monétaire et la création de l’euro aujourd’hui en cours dans 18 Etats de l’Union. C’est le Traité de Rome qui, en jetant les fondamentaux de l’Union européenne, a permis la construction d’un espace de paix et de prospérité unique.

La Suède a intégré cet espace en 1995 après être restée longtemps en dehors de la construction européenne. La situation géographique et économique de la Suède lui a fait prendre conscience dans les années 1990 de son intérêt à participer à l’Union européenne afin de pouvoir influer sur les décisions qui concernent le pays au premier chef.

La Suède a assuré deux présidences du Conseil de l’Union européenne, en 2001 et en 2009.

La Suède a une longue tradition d’aide humanitaire et prend activement part à l’élaboration de la politique de sécurité et de défense dans le cadre européen, en particulier pour les aspects civils de la gestion des crises. Aujourd’hui, la Suède est très active dans la recherche d’une voie diplomatique dans le règlement de la crise ukrainienne.

La Suède comptera en 2014 20 députés européens au Parlement européen et dispose de 10 votes au Conseil de l’Union européenne.

Pour tout savoir sur la construction européenne, visitez l’excellent site du centre de recherche et de documentation interdisciplinaire sur le processus de la construction européenne (CVCE).


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