Pour la 1ère fois, une femme maire de Paris. Et à Stockholm ?

Pour la 1ère fois, une femme maire de Paris. Et à Stockholm ?

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Actualité politique A nne Hidalgo, 1ère femme maire de Paris
Anne Hidalgo, 1ère femme maire de Paris
(photo J.B. Gurliat / Mairie de Paris)

Lundi 31 mars 2014. Si l’arrivée du Front national, parti populiste de droite, à la tête de 11 villes françaises est le fait le plus marquant des élections municipales en France, plus que la cinglante défaite de la gauche au pouvoir, l’élection de la première femme comme maire de Paris, Anne Hidalgo, constitue également un événement.

Jusqu’à hier, en France, seules six grandes villes (Montpellier, Lille, Reims, Montreuil, Aix en Provence, Saint Paul de la Réunion) avaient une femme à leur tête, et 13,8% de l’ensemble des maires sont des femmes.

En Suède, souvent citée comme un modèle d’égalité hommes-femmes, quelle est la place des femmes dans les organisations municipales ?

Pas vraiment idéale. Alors que 40% des femmes travaillent dans le secteur public communal contre 10% des hommes, elles ne représentent que 42% des élus municipaux et seulement 27% des présidents de conseil (Statistiques officielles de Suède, 2010).

ll existe pourtant des disparités dans le pays. La commune la plus « machiste » est celle de Mullsjö, dans le sud de la Suède, où seulement 29% du conseil communal est composé de femmes. La plus féminisée est Bräcke, en plein centre du pays, avec 58%.

De façon générale, les femmes sont mieux représentées dans les grandes villes aisées, plus sécularisées et moins influencées par l’église luthérienne encore très présente dans certaines régions de Suède.

Des femmes au pouvoir dans les grandes villes suédoises

La capitale Stockholm a à la tête de son conseil municipal (kommunfullmäktige), une femme, Margereta Björk. En revanche, c’est un collègue homme de son parti, Ulf Norden, qui préside le conseil exécutif de la ville (kommunstyrelse), sorte de « gouvernement » communal nommé par le conseil municipal, le « parlement » municipal.

Goteborg, la grande ville du sud tout comme Luleå, la capitale du nord suédois, ont deux femmes à la présidence des pouvoirs législatif et exécutif. Le « praesidium » du conseil municipal de Goteborg n’est même tenu que par des femmes.

Deux femmes, Britt Sandström et Ulla Persson sont également à la tête de la ville de Västerås, comme présidentes respectives du conseil municipal et conseil exécutif.

Les partis de gauche, très strictes sur le principe des quotas, sont ceux qui proposent aux élections le plus de femmes sur les listes. Le parti populiste de droite, les Démocrates de Suède (Sverigesdemokraterna), le moins où seulement 18,8% des candidats sont des femmes.

En France, 38,8% des élus municipaux sont des femmes mais celles-ci sont plus représentées dans les grandes villes puisqu’elles constituent près de la moitié des conseils municipaux des communes de plus de 30 000 habitants (Insee 2008), une situation qui n’est finalement pas très éloignée de celle de la Suède.

 

 

 

 

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