La Suède s’oppose à la proposition de l’UE de séparer les activités bancaires

La Suède s’oppose à la proposition de l’UE de séparer les activités bancaires

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Actualité La France, comme la Suède, est opposée au projet de séparation de activités bancaires de la Commission européenne
La France, comme la Suède, est opposée au projet de séparation de activités bancaires de la Commission européenne

Mercredi 2 avril 2014. Au Conseil des affaires économiques et financières de l’Union européenne qui s’est tenu aujourd’hui à Athènes, le ministre suédois des Finances suédois, Anders Borg, a redit l’opposition de la Suède à la proposition de la Commission européenne de séparer les activités des grandes banques européennes.

Cette proposition, faite dans le cadre du programme de réforme de la régulation du secteur financier lancé en 2008, vise à mettre en place une réforme structurelle des plus grandes banques européennes avec notamment la séparation dès 2017 des activités jugées risquées et spéculatives pour préserver la stabilité financière et sécuriser l’épargne des clients privés.

La proposition de la Commission prévoit des dérogations pour les Etats qui auraient adopté des lois équivalentes avant la fin du mois de janvier 2014, ce qui est le cas du Royaume Uni.

La Suède fait valoir que son secteur bancaire est complexe et qu’une grande partie de son activité, à la différence de nombreux autres pays de l’Union, est liée à l’industrie. Ainsi, il doit avoir les moyens de répondre aux besoins des industriels suédois ce qui serait, selon Anders Borg, « difficile avec ce genre de bureaucratie obstructive ». Le ministre suédois des Finances estime également que les petits épargnants suédois n’ont pas à craindre une défection des banques de leur pays qui bénéficient de financements diversifiés.

La France est également opposée au projet de l’Union. En adoptant déjà des réformes – qui portent principalement sur la surveillance des banques – elle espérait des propositions moins drastiques de la part de la Commission.

Comme la Suède, la France redoute les conséquences des mesures de la proposition sur le financement de l’économie française et la compétitivité du secteur bancaire européen.

 

 

 

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