Prévisions du FMI pour 2014/15 :
encourageantes pour la Suède, un peu moins pour la France

Prévisions du FMI pour 2014/15 :
encourageantes pour la Suède, un peu moins pour la France

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Actualité économie politique FMI : la croissance suédoise devrait être supérieure à la moyenne de l'UE
FMI : la croissance suédoise devrait être supérieure à la moyenne de l’UE

Mercredi 9 avril 2014. Le Fonds monétaire international (FMI) a publié hier son dernier rapport sur les perspectives économiques mondiales (World Economic Outlook, WEO), dans lequel l’institution internationale livre régulièrement ses prévisions pour les prochaines années.

Avec une croissance de 3,6% en 2014 et 3,9 en 2015, le rapport confirme la reprise économique mondiale après ce que le FMI appelle la Grande Récession. Elle devrait être « plus vigoureuse et plus large » qu’en 2013 et tirée par les bonnes performances des Etats-Unis, mais demeurer fragile et inégale dans le monde.

En Europe, la croissance des économies avancées devraient reprendre dans un contexte d’inflation et d’investissements faibles et d’un niveau de chômage et de dettes élevé.

Les prévisions pour la Suède sont encourageantes avec une croissance de 2,8% en 2014 et 2,6% en 2015, soit mieux que la zone euro (+1,2% et +1,5%). Les comptes extérieurs devraient rester largement positifs avec un excédent de 6,1 % du PIB en 2014. Le rapport pointe pourtant la persistance d’un taux de chômage élevé – qui devrait rester inchangé en 2014 (8%) et légèrement diminuer en 2015 à 7,7%-, la valeur élevée de la couronne suédoise et les faiblesses structurelles du marché du travail comme des freins à la croissance.

Quant à la France, le tableau est un peu plus sombre. Elle ne bénéficierait que de 1% de croissance en 2014 et 1,5% en 2015, des prévisions revues cependant à la hausse depuis le dernier rapport de janvier. Le taux de chômage devrait atteindre 11% en 2014 pour redescendre à 10,7% en 2015. Le déficit extérieur devrait se poursuivre avec -1,7 % du PIB en 2014 et -1%  en 2015. Bref la relance de la demande intérieure en France ne bénéficierait pas à la production industrielle française mais à celle de ses partenaires européens.

 

 

 

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