Quitter l’Union européenne ?
Les Suédois plus favorables que les autres Européens

Quitter l’Union européenne ?
Les Suédois plus favorables que les autres Européens

Partagez
Actualités politiques 68% des Suédois souhaitent que leur pays quiite l'Union ou que le pouvoir des institutions européennes soient réduits
68% des Suédois souhaitent que leur pays quiite l’Union ou que le pouvoir des institutions européennes soient réduits

Lundi 7 avril 2014. Quitter l’Union européenne n’est pas une idée saugrenue en Suède, loin de là. Avec 68% d’opinions favorables, les Suédois sont en effet les Européens les plus partisans à ce qu’à terme, leur pays quitte l’Europe, ou au moins que le pouvoir des institutions européennes soient réduits.

C’est ce que révèle, à quelques semaines des élections européennes qui se tiendront le 25 mai en Suède, un sondage de l’institut IPSOS qui a interrogé 8 000 citoyens de dix Etats européens sur leur opinion vis à vis de l’Union européenne.

Selon l’enquête IPSOS, la Suède serait ainsi le pays le plus opposé à l’Union européenne. Pourtant, le sondage révèle aussi que c’est un des pays qui restent le plus positifs sur la situation européenne.

Par exemple, les Suédois sont ceux qui estiment le plus que l’Europe a peu d’influence sur  l’économie nationale et leur vie quotidienne. Ils font également partie des Européens – avec les Allemands, les Polonais et les Hongrois – qui pensent que l’Union européenne produit même des effets positifs sur leur pays. Les Suédois sont aussi les rares Européens à considérer que la direction vers laquelle se dirige leur propre pays est moins bien orientée que celle de l’Union européenne.

A 54%, la majorité des Français, selon l’enquête IPSOS, souhaitent aussi que la France quitte l’Union (19%) ou une réduction des pouvoirs des institutions européennes (36%).

Mais pas pour les mêmes raisons que les Suédois. Si ceux-ci estiment qu’ils n’ont pas à attendre grand chose de l’Union européenne, les Français, comme les Européens du sud de l’Europe, accusent l’Europe d’être à la source de leur mauvaise situation économique et sociale. Comme les Italiens et les Espagnols, les Français estiment l’influence européenne négative et trop pesante sur l’économie, les finances, l’agriculture, l’élaboration des lois ou encore la fiscalité de leurs pays.

Bref, si les Suédois affichent une plus grande indifférence vis à vis de l’Union européenne et se concentrent davantage sur la situation nationale, les Français, tout autant concentrés sur leur pays, sont en revanche plus enclins à trouver les raisons de leurs problèmes dans les institutions européennes.

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *