Élections européennes
J – 7

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Actualités politiques La France et la Suède, comme les 26 autres Etats membres de l'Union européenne, s'apprêtent à voter pour les élections européennes
La France et la Suède, comme les 26 autres Etats membres de l’Union européenne, s’apprêtent à voter pour les élections européennes

Lundi 19 mai 2014. La campagne électorale pour les élections européennes rentre dans sa dernière ligne droite. 390 millions d’Européens des 28 Etats membres de l’Union européenne sont appelés à voter pour élire les 751 députés européens.

Les élections se tiendront du 22 au 25 mai dans chacun des Etats membres. En France et en Suède, le scrutin se tiendra dimanche prochain, mais la Suède offre depuis le 7 mai la possibilité de voter à l’avance (förtidsröstning) dans des bureaux désignés.

Tous les gouvernements de l’Union européenne ont essayé de susciter l’intérêt des électeurs pour cette élection dont le taux d’abstention risque d’être particulièrement élevé. La complexité des institution et des mécanismes de l’Union, son élargissement à pas rapides pour ne pas dire forcés, la crise financière de 2008 et la gestion de la crise de l’euro contribuent largement au désintérêt et même au rejet du projet de la construction européenne. Sans compter la part de responsabilité des acteurs politiques nationaux qui ne manquent pas une occasion d’accuser l’Europe d’être la cause des situations économiques difficiles de leur pays.

A en croire les derniers sondages, les partis anti-Europe ont le vent en poupe, comme aux Pays-bas, en Grèce, au Royaume-Uni ou encore à Chypre. En France, le parti populiste du Front national arriverait en tête, devant les partis traditionnels de gauche et de droite. En Suède, la situation est un peu différente. Alors que 68% des Suédois souhaitent que leur pays quitte à terme l’Union européenne, ils voteront en majorité pour les partis traditionnels, tous pro-européens. Même si on peut noter une montée des intentions de vote pour le Parti de gauche (Vänsterpartiet) qui souhaite non seulement la sortie de la Suède de l’Union européenne mais aussi la dissolution de celle-ci.

Entre taux d’abstention élevé et votes anti-Europe, la future composition du Parlement européen pourrait être plus hostile qu’aujourd’hui au projet de la construction européenne. Elle devrait également peser pour la première fois sur la désignation du nouveau président de la Commission européenne. En effet, le traité de Lisbonne prévoit que les chefs d’Etat et de gouvernement proposeront au Parlement un candidat à la présidence de la Commission « en tenant compte des élections au Parlement européen ».

En pleine crise de confiance vis à vis du projet européen accusé d’être anti-démocratique et aux mains des « technocrates de Bruxelles », espérons que les électeurs se déplaceront pour aller désigner les représentants de l’instance européenne qui les représente et de la seule institution européenne élue au suffrage universel direct.

 

 

 

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