Tourisme voyage en Suède
La série de l’été / Sommarserien, 2ème partie

Tourisme voyage en Suède
La série de l’été / Sommarserien, 2ème partie

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Västerås Suède voyage tourisme culture feuilleton d'été qui nous promène à travers les sites touristiques de la région
Västerås Suède voyage tourisme culture feuilleton d’été qui nous promène à travers les sites touristiques de la région

27 juillet 2014. (Text på svenska härunder)

2ème partie, Avsnitt 2

Pour de nombreux habitants des pays du sud de l’Europe, il fait toujours froid en Scandinavie. Et Christine faisait partie de ces gens-là, elle qui aimait la chaleur et frissonnait dès que le thermomètre affichait des températures inférieures à 25°C.

Ainsi, Mireille avait dû déployer tous ses talents de persuasion pour la convaincre d’entreprendre un voyage dans cette partie du monde. Mais cet après-midi-là, assise dans le jardin, à l’ombre salvatrice d’un grand érable, elle comprit qu’il pouvait faire vraiment chaud en Suède, elle dont l’imagination était encore pleine d’images de neige et de glace aperçues çà et là dans des publicités pour des voyages en Scandinavie.

Cette chaleur était malgré tout exceptionnelle et le service météorologique national suédois avait même émis une alerte de classe II pour avertir la population de la chaleur « extrême ». Car si les 30°C ne semblaient pas présenter de dangers à Paris ou sur la Côte d’Azur, ils menaçaient en revanche la santé des Suédois restés en Suède.

Christine soupira et avala une petite gorgée de bière glacée tout ou redressant ses lunettes de soleil qui avaient un peu glissé sur son nez.

La chaleur faiblit avec l’arrivée de la soirée et tout le monde était attablé pour dîner ensemble sur la véranda du « Mon petit Versailles ». Au menu, auquel Philippe avait évidemment réfléchi pendant des semaines, figurait du gaspacho en entrée suivi d’un taboulé assaisonné avec de la menthe et de la coriandre cultivées dans le jardin et comme dessert, un sorbet aux fraises des bois cueillies dans les champs voisins.

L’ambiance était meilleure que la veille et l’arrivée de Marie Cürry avait eu un effet positif sur le petit groupe. Une explication du mystère de la veille semblait même à portée de main.

« Pas de problèmes ! », lâcha énergiquement Marie lampant aussitôt après son vin refroidi par quelques glaçons dont le nombre ne devait être ni trop bas ni trop élevé. « Nous arriverons bien par résoudre ce mystère, et très vite », continua-t-elle. Tous levèrent ensuite leur verre pour saluer cette pensée positive.

« And by the way… », dit Gustav Gustasson, « when Jenny..I…mean Geneviève and I went back to the ruin before dinner, we found this scrap of paper with an address on it.

– But why didn’t you say something at once?? hurla le reste de l’assemblée.

– Well I kind of forgot but I’m telling now anyway, no?? répliqua calmement Gustav.

– Let me see it, dit Frans Listson sur un ton agacé en arrachant le bout de papier des mains de Gustav. Hmmmm. Sandavägen 13. I know where Sandavägen is but I don’t know which house is number 13. Maybe I can give Karin Arla a call about it? »

Philippe acquiesça. Quand Frans revint à table après avoir téléphoné à Karin qui avait quitté le groupe avant le dîner pour rentrer à la ferme et s’occuper de son jardin, il était encore plus pâle que d’habitude.

– « So, demandèrent les autres, did she know which house it is?

– Yes, répondit Frans dans un murmure à peine audible, it’s Spökis ».

Tous montèrent à bord d’un minibus qui les emmena au 13 Sandavägen. Philippe gara le véhicule sur le bas-côté. La route de Sandavägen longeait la petite crête de Horn et ses anciennes habitations. Son nom provenait d’une plage nommée ainsi, bien connue et appréciée des habitants de la région qui aimaient s’y baigner. De populaire, elle devenait même très populaire en cas de grosses chaleurs.

La soirée était bien entamée – le minibus avait quitté « Mon petit Versailles » après le dîner qui selon la tradition française s’était tenu tard selon les critères suédois – et la route était déserte. Mireille était comme d’habitude fascinée par la lumière de la Suède. Alors que l’heure était proche de minuit, le soleil ne semblait pas vouloir se coucher.

Mais ce soir-là, la lumière brillait différemment, les nuages s’étaient amoncelés et cette lumière ordinairement si particulière luisait plus faiblement.

La maison, ou « Spökis » comme l’avait baptisée Philippe et Frans depuis qu’ils avaient déménagé de Paris pour s’installer dans la région, se dressait au fond d’un jardin, au bout d’une petite allée bordée d’arbres cachant la vue et dont l’accès était barré par une barrière levante rouillée et tenant à peine debout.

La demeure avait dû en son temps avoir fière allure mais elle était aujourd’hui dans un état de total abandon. Les fenêtres aux vitres cassées semblaient être des yeux vides et noirs, les tuiles du toit étaient arrachées pour laisser à découvert des plaques de tôles ferrées trouées.

« Brrrr », marmotta Lotta Windy. « Cette maison me donne la chair de poule. Ceux qui pensent que je peux y entrer sont fous. Non merci, je reste dans la voiture », dit-elle tout en commençant immédiatement à verrouiller les portières du minibus sans s’inquiéter de l’opinion des autres.

Le reste de la bande sortit du véhicule et avança lentement vers la maison, à travers les herbes folles dont la hauteur arrivait à mi-jambe.

« More mosquitos than in Vietnam! », s’écria Marie qui faisait virevolter ses bras autour d’elle comme des pales d’hélicoptères.

« More mosquitos than in French Guyana! », renchérit Phillippe.

Après s’être frayés un chemin en repoussant moustiques, taons, guêpes, orties et fougères recouvertes de tiques, ils parvinrent enfin à la maison. Le perron présentait un aspect de dégradation avancée. La porte d’entrée dont le bois pourrissait, était entrebâillée, laissant s’échapper de l’intérieur une odeur forte et écœurante de moisissure et d’humidité. La façade était partiellement recouverte d’une fourmilière d’où allaient et venaient des milliers de fourmis noires, entre leur énorme nid et le toit de la maison, suivant un chemin bien tracé et creusé patiemment depuis des années dans le bois de la maison. Au pied du mur, un trou avait été percé et derrière le talus de terre retournée, semblait crier à gorge déployée.

Tous hésitèrent et personne n’avait vraiment envie de pénétrer à l’intérieur de cette demeure paraissant abandonnée des dieux.

Malgré son pied foulé, ce fut Mireille qui fut la première à s’avancer. « Bon, si personne ne le fait, c’est moi qui irait ». Elle s’approcha de l’entrée en boitant, la cheville bandée par Marie Cürry, montant les marches du petit escalier recouvert de moisissure menant au perron, tira vers la porte sur le point de s’écrouler et fit quelques pas en avant pour disparaître dans l’obscurité.

Au bout de cinq longues minutes, Mireille réapparut, au grand soulagement des autres restés dehors et transis de peur, avec à la main un objet brillant et luisant : une pierre bleue.

« Is was horrible inside, and I think that someone has been living here sometimes. I found a lot of empty beercans and chipsbag, but under some sort of bed, I found this gemstone ».

Le petit groupe fixa du regard la pierre bleue. Mais l’ambiance mystique fut brutalement interrompue quand Christine hurla avec rage. « These mosquitos are killing me, let’s go back to the minibus ! ». Tous se précipitèrent alors vers le véhicule qui démarra en trombe pour vite retrouver le sentiment de sécurité du « Mon petit Versailles ».

 

Mord i Midsommartid

Ibland kan människor från sydligare belägna länder tro att uppe i Norden är det ständig kyla, och även om Christine bara för några dagar sen hörde till den gruppen så gjorde hon det definitivt inte längre. Hon älskade värme och kände sig ofta frusen, så den här resan till Sverige hade krävt en del övertalning från Mireilles sida.

Där hon nu strax efter lunchtid satt i trädgården under lönnens skugga så kunde hon inte att låta bli att drömma om all den snö och is hon sett i reklamfilmerna. 30 grader i Paris eller vid Rivieran har helt ok, men av någon underlig anledning verkade 30 grader i skuggan här i Sverige vara något helt annat än hemma. Lokala medier hade till och med utfärdat en klass 2 varning. Hon suckade och drack lite mer av den iskalla ölen hon höll i handen och rätade till sina solglasögon.

På kvällen var temperaturen betydligt lägre, och hela sällskapet hade bänkat sig för att äta gemensam middag på Mon Petit Versailles veranda. På menyn, som Phillippe såklart hade komponerat veckor i förväg, stog gazpacho som förrätt, taboulé med egenodlad mynta och koriander som huvudrätt och hallonsorbet till efterätt.

Stämningen var betydligt bättre än dagen innan, och Marie Cürrys anländande hade haft en positiv inverkan på gruppen och en lösning på mysteriet verkade inte vara långt borta.

’Pas de problèmes’, utropade Marie energiskt och tog en klunk från sitt vinglas (som kuriöst nog hade några isbitar i sig) ’we will find a solution to this mystery very soon!’. Alla lyfte sina glas och skålade tillsammans. ’And by the way’, sa Gustav Gustavsson, ’when Jenny..I..I mean Genevíève and I went back to the ruin before dinner, we found this scrap of paper with an address on it’. ‘But why didn’t you say something at once!’ utropade alla de andra mun I mun på varandra. ‘Well I kind of forgot but I’m telling you now anyway, no?’ sa Gustav lugnt. ‘Let me see it’, sa Frans Listson irriterat och tog papperet från Gustavs hand. ‘Hmmm, Sandavägen 13, I know where Sandavägen is but I don’t know which house is number 13. Maybe I can give Karin Arla a call about it?’ sa Frans till Phillippe som nickade. Karin hade lämnat gruppen innan middagen för att gå hem och arbeta lite på gården. När Frans kom tillbaka till bordet såg han blek ut. ‘So, sa dom andra, did she know which house it is? ‘Yes’, sa Frans med en viskning, ‘it’s…..Spökis’.

De klev alla ut ur minibussen som Phillippe hade parkerat på en plats mitt emot Sandavägen 13. Sandavägen gick bredvid den urgamla Hornåsen, och hade fått sitt namn av den lilla stranden som låg nedanför mot Mälaren, en normalt ganska populär badplats som alltid uppgraderades till mycket populär när vattnet var så varmt som nu.

Eftersom sällskapet enligt fransk tradition hade ätit middag sent med svenska mått, så var nu badstunden över för de flesta och vägen låg öde. Mireille var som vanligt fascinerad av det svenska ljuset; även nu när det närmade sig midnatt visade solen inga tecken på att vilja gå ner. Men den här speciella kvällen var ljuset som förbytt, moln hade samlats och det annars så klara ljuset var beslöjat och dunkelt.

Huset, eller Spökis som huset hade kallats av Phillippe och Frans sedan de flyttade till trakten från Pari, låg längst in på den enskilda tomten och var nästan helt dolt innanför en igenvuxen allé där en sönderrostad bom spärrade vägen för oinbjudna besökare. Huset hade säkert en gång i tiden varit ganska ståtlig men verkade nu vara i ett långt gånget stadium av förfall.

De glaslösa fönsterögonen gapade svarta och tomma och det gamla plåttaket verkade mest bestå av rost. ’Brrrr’, sa Lotta Blåsig, ’den där kåken ger mig kalla kårar, om ni tror att jag ska gå dit nu så är ni galna. Jag stannar i bilen, tack’, sa hon och låste ögonblickligen in sig i minibussen.  De övriga banade sig tvekande och långsamt väg genom det midjehöga ogräset.

’More mosquitos than in Vietnam!’, utropade Marie och slog omkring sig. ’More mosquitos than in French Guyana!’ intygade Phillippe. När de så till sist kämpat sig fram till husets farstubro blev intrycket av husets degradering än tydligare.

Den ruttna ytterdörren stog på glänt och en odör av förruttnelse och mögel kröp ut från husets innandöme, hela framsidan av huset täcktes av ett myller av svartmyror som forsade upp och ned på eternitplattorna från en jättelik stack som de under åratal ostört byggt vid husets trapp, och på gaveln hade något stort djur grävt sig ner under grunden med ett stort svart hål som gapade bakom högar med uppkastad jord.

Alla tvekade, ingen kände sig villig att gå in i detta hus som Gud verkade ha glömt. Naturligtvis var det Mireille som till sist sa på franska ’Bon, si personne ne le fait, c’est moi qui le fairais!’, och med sin stukade men av Marie väl ombundna fot linkade uppför de mossbevuxna trappstegen, drog upp ytterdörren så att den nästan föll av och försvann in i mörkret.

Fem mycket långa minuter senare kom hon ut med ett föremål som glittrade och glimmade i hennes hand: en blå ädelsten. ’It was horrible inside, and I think that someone has been living there sometimes. I found a lot of empty beercans and chipsbags, but under some sort of bed I found this gemstone’. Alla stirrade som förtrollade på den mystiska stenen. Förtrollningen bröts när Christine gav upp ett vilt tjut, ‘These mosquitos are killing me, let’s go back to the car! Alla satte av i sprint mot bussen och mot tryggheten i Mon Petit Versailles.

 

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