Réunion extraordinaire du Conseil européen
La France et la Suède n’ont pas le même agenda

Réunion extraordinaire du Conseil européen
La France et la Suède n’ont pas le même agenda

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CE_30augVendredi 29 août 2014. Eurostat, le bureau des statistiques de la Commission européenne, publie aujourd’hui les derniers chiffres de l’inflation et du chômage de la zone euro. Avec 11,5% de la population active européenne sans emploi et un taux d’inflation de 0,3%, la zone euro montre tous les signes d’une situation économique complexe combinant chômage de masse durable et déflation.

Ces chiffres vont aider le président français François Hollande, à plaider demain auprès de ses homologues européens réunis à Bruxelles, pour une action coordonnée visant à stimuler l’économie européenne et surtout un assouplissement des règles relatives au déficit public compte-tenu des « circonstances exceptionnelles ».

Le dernier remaniement du gouvernement français, avec l’arrivée d’un ministre libéral au ministère de l’économie, Emmanuel Macron, pourrait permettre à François Hollande de convaincre ses partenaires de la bonne volonté de la France de ramener à terme le déficit public en dessous des 3% prévus par les critères de convergence.

La France, qui réclamera un somme de la zone euro pour élaborer de nouvelles orientations, compte sur l’appui des autres gouvernements européens sociaux-démocrates, dont celui notamment de l’Italie, pour infléchir la position allemande qui répète à l’envie qu’il ne peut y avoir de croissance saine sans assainissement des comptes publics.

C’est également la position de la Suède dont la dette publique représente 44,5% du PNB. Si la Suède ne fait pas (encore) partie de la zone euro, elle plaide pour un respect strict des règles de convergence, seul moyen pour éviter les crises systémiques qui impactent directement son économie.

Le Premier ministre suédois, Frederik Reinfeldt, arrive donc à la réunion du Conseil européen pour aborder les points figurant à l’agenda de la présidence du Conseil : les nominations du nouveau président du Conseil et du Haut-Représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ainsi que les développements des crises en Ukraine, Irak, Gaza et Libye.

Son successeur, qui sera probablement Stefan Löfven, social-démocrate, après les élections générales du 14 septembre, ne devrait pas modifier la position suédoise et restera certainement un défenseur du point de vue allemand.

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