Tourisme voyage en Suède
La série de l’été / Sommarserien, 4ème partie

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La série de l’été / Sommarserien, 4ème partie

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Västerås Suède voyage tourisme culture feuilleton d'été qui nous promène à travers les sites touristiques de la région
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20 août 2014. (Text på svenska härunder)

4ème partie, Avsnitt 4

Esmeralda observait prudemment ce qui se passait devant elle, dans la file d’attente où elle se trouvait et qui s’étirait sur une bonne distance. Elle connaissait tous ceux qui faisaient la queue et elle savait très bien que si elle tentait de resquiller et de se faufiler devant l’un d’entre eux, elle serait vertement huée et punie. Le besoin était pourtant pressant et Esmeralda se demandait comment elle pourrait supporter une attente aussi longue. Ça tirait, ça faisait mal et il lui semblait que tout pouvait exploser à tout moment. Pour soulager la douleur, elle essaya de penser à autre chose. Au temps sec et chaud, aux belles journées d’été ensoleillées, aux prairies couvertes d’herbes bien vertes et grasses, à la délicieuse fraîcheur qu’on pouvait trouver sous les pommiers et aux sympathiques petites filles qui, hier, lui avaient donné à manger.

Celles-ci venaient apparemment d’un autre endroit appelé France, et les sons qu’elles émettaient étaient différents de ceux auxquels elle était habituée : plus doux, moins rugueux, ces sons semblaient couler comme de gracieuses rivières de musique. C’était charmant, d’autant plus charmant que les jeunes filles étaient très belles. L’une d’entre elles avait pleuré, en cachette, derrière la grange, là où elle était certaine que personne ne pourrait la voir. « Sa mère lui manquait certainement », se disait Esmeralda.

Alors qu’elle était perdue dans ses pensées, un violent orage éclata soudainement et le tonnerre gronda si fort qu’il sema la panique dans la grange. Tout le monde joua des coudes pour quitter au plus vite les lieux où résonnait un bruit infernal. Les plus forts gagnèrent rapidement la sortie en piétinant et en poussant les plus faibles qui finirent eux aussi par sortir. « Oouups », pensa Esmaralda, qui âgée et expérimentée, ne se laissait plus facilement impressionnée par ce qui n’était qu’un simple orage. Elle avança doucement. « Mon tour est donc arrivé plus tôt que prévu. Le temps fait bien les choses ». Elle s’installa dans la cabine et les rayons lasers commencèrent immédiatement leur danse afin de détecter les membres à traiter.

Quelques secondes plus tard, la machine se mit en marche et Esmeralda soupira de plaisir. Karin Arla, dérangée par tant de bruit, sortit de sa maison pour aller dans la grange et comprendre ce qui s’y passait. Elle vit alors Esmeralda, restée seule dans le bâtiment. « Heureusement qu’il y a quand même au moins une dame avec assez de jugeote pour ne pas courir vers l’autre bout du monde pour un simple orage ».

Esmeralda se tenait debout, les pies prises dans des tubes qui les tiraient sans ménagement de bas en haut et de haut en bas, un mouvement qui semblait lui donner beaucoup de plaisir, tandis que Karin ressortit de la grange pour tenter de rassembler les autres vaches encore terrifiées par les éclats de tonnerre.

Pendant ce temps, un peu plus loin, de l’autre côté su sentier, au « Mon Petit Versailles » le déjeuner était en train d’être servi aux invités. Ceux-ci, alors qu’ils étaient attablés dans le jardin, avaient dû rapidement se mettre à l’abri de la pluie et s’étaient rassemblés sur la véranda. Après avoir commenté la brutalité des averses et partagé leur surprise face à ces intempéries nordiques, ils abordèrent ensuite le sujet brûlant du moment : le meurtre de l’été.

Christine rappelait méthodiquement les faits : la découverte de traces de sang et de signes cabalistiques dans les ruines du fort antique, le message sur le papier trouvé sur place indiquant l’adresse de « spökis », la lugubre maison d’où Mireille avait ramené une pierre précieuse qui s’était avéré être un bijou manquant d’une couronne royale exposée au château de Strömsholm.

Tous constataient qu’ils étaient désormais à court d’indices. Dans quelle direction aller, comment poursuivre l’enquête ? Où chercher de nouvelles pistes ? Comment relier logiquement et rationnellement les faits entre eux ?

Rationnel. Un mot qui avait tout son sens dans l’esprit de Mireille, ingénieur formé dans une des plus grandes écoles de France. « I know what to do when there is a problem to be solved », dit elle alors d’un ton solennel. Elle quitta l’assemblée et revint quelques instants plus tard avec son ordinateur portable qu’elle mit rapidement en route. Elle ouvrit alors une feuille Excel et pendant que celle-ci s’ouvrait, elle consulta sur Internet des sites mathématiques complexes auxquels personne ne comprenait rien. Un silence respectueux s’installa que Franz interrompit rapidement.

– « But Marie, you were so confident the other day, you promised to tell us today how to find a solution!

–  Ah yes!, répondit aussitôt Marie en bondissant de son fauteuil. Since the crime has some kind of connection with a royal crown, it must have something to do with the royal family, maybe with the King of Sweden himself!! And I have a very strong feeling that the King of Sweden is involved. He is very strange, his eyes are really strange and when he speaks, it sounds like his voice is coming from a grave. I read in a magazine – when I was visiting a friend in Paris who reads and knows a lot about history and geography – that this king, can be kind of odd sometimes.

– Well, rétorqua Lotta Windy un peu énervée, I admit that our king – whose ancestors are French – can behave strangely sometimes, but there is quite a long step from being strange to commit murder, and I know that he was in Norway when the murder happened. If everyone who is a little bit strange is a murder, well, we would be all murders!! For example, what about this bag you always carry with you, this bag with this inscription “All you need in case of natural disaster”? It looks a little strange for me, for us – I am not alone to have noticed this oddness – but we don’t conclude that you are a murder!

– Mon sac de survie n’a rien à voir avec … », Marie Cürry n’eut pas le temps d’en dire plus.

Mireille venait en effet de pousser un cri.

– « Ca y est ! J’ai trouvé ! Thanks to my calculations I know where we should look next!

– Aha, dit Gustav Gustavsson, you found the solution on Internet? Geneviève lui décocha aussitôt un coup de coude dans les côtes.

– No, I have calculated according to statistics that it could be very probable that a similar crime has been or will be committed at a similar place close to the crime scene. So I scanned the area around here and everything points to….

– Les ruines de la vieille église de Rytterne ?? s’exclamèrent en coeur Phillippe et Frans tout en se regardant, les yeux tout arrondis de surprise.

Il faisait déjà presque nuit quand les passagers descendirent du minibus que Philippe avait garé le long de la petite route sur laquelle se trouvaient les ruines de l’église de Rytterne datant du 13ème siècle et dans laquelle la dernière messe avait été dite en 1817. Une jolie tour sans cloche, bien proportionnée, se tenait encore debout. Les murs de l’édifice étaient bien conservés mais plus rien de l’intérieur ne subsistait. En effet, les décorations et meubles ayant survécu au temps avaient été transportés à la nouvelle église de Rytterne pour y être conservées et exposées.

Ce lieu si accueillant en pleine journée devint ce soir-là bien sinistre. La lune était pleine et la lumière vive et tranchante de la nuit découpait comme un couteau acéré, les contours de l’église dans l’horizon. Une croix dressée dans l’encadrement d’une fenêtre sans vitre, jetait au sol une ombre bien dessinée qui au sol, s’étalait sur les pierre. Des chauves-souris éblouies cherchant à se protéger de la lumière tournoyaient très bas dans le ciel en donnant l’impression qu’elles cherchaient à s’accrocher aux vêtements ou aux cheveux.

Tous frissonnèrent. Christine tenta alors de rassurer le groupe en poussant la chansonnette et en lançant quelques plaisanteries. Mais rien n’y fit. « Bon, nous sommes venus ici trouver des indices afin de résoudre une énigme. Nous n’allons pas reculer maintenant », dit fermement Mireille autant pour donner du courage aux autres que pour mettre fin à l’entrain de Christine un peu énervée d’avoir été freinée dans sa tentative de décontracter l’ambiance.

Le groupe se reprit alors et tous suivirent Mireille à l’intérieur de l’église…

Mord i Midsommartid Avsnitt 4

Esmeralda kikade försiktigt framåt i kön som sträckte sig en bra bit framför henne. Hon kände alla som stod på rad i den, och hon visste att om hon skulle försöka sig på att tränga sig före någon av dem så skulle hon få sig en tillrättavisning. En rejäl tillrättavisning. Nöden var stor och Esmeralda visste inte hur hon skulle stå ut med att vänta så lång tid som hon visste att det skulle ta att komma fram, det sprängde och värkte något alldeles. Hon försökte tänka på något annat än stunden: torra, soliga sommardagar, beteshagar täckta med grönt, saftigt gräs och de vänliga små flickorna som hade gett henne maten igår.

De kom tydligen från något som kallades ”Frankrike”. Helt säkert var att de gav ifrån sig andra typer av ljud än de människor som Esmeralda brukade träffa till vardags: mjukare, inte så grova, ljuden rann som graciösa melodiska floder. Väldigt snälla hade de varit men Esmeralda hade sett att en av dem gråta bakom uthuset när ingen av de andra såg på. ’Hon saknar säkert sin mor’ tänkte Esmeralda.

Plötsligt utbröt ett våldsamt åskoväder och en kraftig åsksmäll gjorde att totalt kaos utbröt. Alla i kön försökte tränga sig ut ur byggnaden; de starkaste kom först till dörröppningarna och de svagare puttade på bakifrån. ’Ah, hoppsan’, tänkte Esmeralda, som var gammal och erfaren och inte längre så lättskrämd, och vaggade sakta framåt, ’så var det min tur då, lite tidigare än väntat’. Hon installerade sig i båset och laserstrålarna började genast spela. Någon minut senare var maskinen i full gång och Esmeralda drog en djup lättnadens suck. Karin Arla kikade snabbt in i ladugården och såg att Esmeralda XVI lugnt stog i mjölkmaskinen. ’Det var tur att någon av damerna har tillräckligt med förstånd kvar för att inte springa till Kina bara för att åskan går’, ¨sa Karin högt och sprang iväg för att försöka samla ihop sina vettskrämda kor.

En bit bort på den andra sidan av den lilla gruslandsvägen var det i Mon Petit Versaille frukostdags. Dom hade varit tvungna att snabbt fly från trädgårdsdukningen och regnet och satt nu på den inglasade verandan. Efter några kommentarer om de grymma åskskurarna och förvåningen över de nordiska väderfenomenens nyckfullhet började de diskuterade sommarens hetaste samtalsämne: mordet i midsommartid. Christine gick metodiskt igenom vad som hänt: upptäckten av blodspår och kabbalistiska symboler i ruinen av den gamla borgen, meddelandet på papperet som funnits där och som ledde dom till ‘Spökis’, det kusliga huset där Mireille hade hittat en ädelsten som visade sig tillhöra en kunglig krona som fanns utställd på Strömsholms Slott.

Alla var överens om att de nu hade slut på ledtrådar. Var någonstans skulle dom finna svaret på gåtan och hur skulle dom gå vidare och finna en lösning på mysteriet?

Logik. Ett ord som var djupt förankrat hos Mirelle, som var diplomerad ingenjör från en av Frankrikes bästa skolor. ’I know what to do when there is a problem to be solved’ sa hon till de församlade. Hon lämnade bordet och kom tillbaka några ögonblick senare med sin bärbara dator som hon snabbt satt igång. Hon klickade på ett Excel-dokument och under tiden som det öppnades surfade hon runt på komplexa matematiska sidor som för de andra verkade helt obegripliga. Inför en sådan säkerhet och professionalism lägrade sig en respektfull tystnad i sällskapet.

Plötsligt bröt Frans tystnaden: ’Marie, you were so confident the other day, you promised to tell us today how to find a solution?’ sa Frans. ‘Ah yes!’ sa Marie och studsade till i stolen. ’Since the crime has some kind of connection with a royal crown, it must have something to do with the royal family, maybe with the King of Sweden himself!And I have a very strong feeling that the King of Sweden is involved. He is very strange, his eyes are really strange and when he speaks, it sounds like his voice is coming from a grave. I read in a magazine – when I was visiting a friend in Paris who reads and knows a lot about history and geography – that this king can be kind of odd sometimes’. ‘Well’ sa Lotta Blåsig, ‘I have to admit that our king -whose ancestors are French – can behave strangely sometimes, but there is quite a long step from being strange to commit murder, and I know that he was in Norway when the murder happened.  If everyone who is a little bit strange is a murder, well, we would be all murders!! For example, what about this bag you always carry with you, this bag with this inscription “All you need in case of natural disaster”? It looks a little strange for me, for us – I am not alone to have noticed this oddness – but we don’t conclude that you are a murderer!

– My survival bag has nothing in common with.. … », Marie Cürry han inte säga mer.

Mireille gav ifrån sig ett litet skrik:

– « Ca y est ! J’ai trouvé! ‘Thanks to my calculations I know where we should look next!’ ‘Aha’ sa Gustav Gustavsson ironiskt, ‘on the internet?’ och fick en armbåge i revbenen av Geneviève. ’No, I have calculated according to statistics that it could be very probable that a similar crime has been or will be committed at a similar place close to the crime scene’. ‘So I scanned the area around here and everything points to….’ ‘Rytterne kyrkoruin!’ utbrast Phillippe och Frans i munnen på varandra.

När alla klev ut ur minibussen som Phillippe parkerat invid kyrkoruinen var det redan mörkt. Ruinen var från 1200-talet och den sista mässan hade ägt rum 1817.  Kyrktornet var det enda som fortfarande stod intakt. Murarna stod fortfararande upp men ingenting fanns längra kvar av interiören. Dekorationer och möbler hade nu förts till Rytterne kyrka där de fanns till allmänhetens beskådning. Platsen var välkomnande under dagtid men den här kvällen var stämningen spöklik. Månen var full och skar med sitt skarpa och iskalla sken kyrkoruinens silhuett ur den svarta himlen.

Ett kors stod i en fönsteröppning utan glas, och kastade en tydlig skugga på den steniga marken. Fladdermöss som försökte fly månljuset svepte ljudlöst omkring på låg höjd och gav intrycket av att vilja klamra sig fast i sällskapets hår och kläder. Kalla kårar löpte längst samtligas ryggrader.

Christine försökte lugna gruppen genom att sjunga några sånger och dra några skämt. ‘Well, we have come here to solve the mystery. We are not going to turn back now’ sa Mireille bestämt, dels för att uppmuntra de andra men också för att få tyst på Christine, som något irriterat avbröt sina tirader. Gruppen tog sig samman och följde Mireille in i mörkret….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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