Tourisme voyage en Suède
La série de l’été / Sommarserien, 3ème partie

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La série de l’été / Sommarserien, 3ème partie

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Västerås Suède voyage tourisme culture feuilleton d'été qui nous promène à travers les sites touristiques de la région
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10 août 2014. (Text på svenska härunder)

3ème partie, Avsnitt 3

« Perrier citron »…, telle était la première pensée qui surgit des brumes dans la tête de Gustav Gustavsson à son réveil. « Jenny, Perrier citron Jenny… », marmonna-t-il encore allongé sur le lit. « J’arrive avec le Perrier », répondit Geneviève en levant les yeux de son magazine de mots croisés, « mais souviens-toi bien que je ne m’appelle plus Jenny mais Geneviève ! ». Indifférent à la remarque, Gustav, à travers ses lourdes paupières à peine ouvertes, vit Geneviève se diriger vers le mini-frigidaire de la chambre pour y saisir une petite bouteille et la lui tendre. « Aaaaah », soupira-t-il en s’en emparant.

Ce n’était pas du Perrier mais une eau citronnée au nom étrange, « Lassi citron vert». « Encore un ersatz exotique à bon marché… », pensa-t-il tandis que la boisson fraîche au goût décapant glougloutait dans sa gorge. C’est qu’il faisait déjà chaud dans la chambre du « Mon petit Versailles ». Si chaud qu’il dût se résoudre à se lever pour aller chercher une deuxième bouteille de « Lassi ». Geneviève tenait au nouveau prénom qu’elle s’était choisi il y a quelques années. Il correspondait bien, selon elle, à la « gloiiiiiire et la spleeeendeur » de la France qu’elle appréciait tant.

Dans le jardin du « Mon petit Versailles », autour du petit déjeuner, la conversation allait bon train au sujet de l’expédition de la veille et de la pierre bleue trouvée à « Spökis ». La pierre était posée sur la table et brillait sous le soleil bien haut dans le ciel. « What is that stone, and what does it have to do with the macabre scene that we found in the ruin ? », demanda Marie Cürry qui, après avoir bu son orange pressée, se leva pour faire rapidement et efficacement quelques mouvements de gymnastique à l’ombre de l’arbre.

« I have no clue », répondit Christine.  Encore un peu endormie, elle remuait calmement son café avec une petite cuillère personnelle qu’elle avait toujours auprès d’elle, dans tous ses déplacements. « I think that the stone is very pretty », fit remarquer discrètement Lotta Windy. Frans Listsson lut très vite la pensée de Lotta dont il savait que le bleu était la couleur préférée et comprit qu’elle aurait bien aimé compléter sa collection de bijoux avec le gemme trouvé.

« Cette pierre me dit quelque chose… Je l’ai récemment vue quelque part », dit brusquement Philippe. Il se leva et revint dans le jardin quelques instants plus tard, avec dans une main un petit livret et dans l’autre une corbeille de baguettes tout juste sorties du four. « Regardez ça ». Il déposa sur la table la corbeille de pains recouverts d’une serviette blanche et tendit le livret à l’assemblée. Mireille le saisit et le feuilleta rapidement. « Well, it looks like publicity for some castle called…Sss-trr-ö-mmm-s-hoolm, », observa-t-elle tout en pouffant sur sa prononciation suédoise. Elle continua de parcourir distraitement la brochure.

Mais, avec stupeur, son regard se fixa soudainement sur une des pages. Elle la montra rapidement aux autres. Parmi les images figurait une photo d’insignes royaux composant la collection du musée du château de Strömsholm. Parmi eux figurait une couronne dorée sur laquelle étaient montés des saphirs bleus identiques à la pierre trouvée la veille.

« Cette brochure est arrivée ce matin par la poste », dit Philippe. « Je crois deviner où nous irons tous ce matin, après le petit-déjeuner ».

Le soleil brillait gaiement au-dessus de la baie Freden. Le bateau « Gustav III », piloté par Philippe, glissait lentement sur l’eau étincelante et argentée du lac Mälar en direction du château de Strömsholm. La vue était fantastique, une vraie image d’Epinal de la Suède avec ses maisons en bois tantôt rouges, vertes ou jaunes alignées le long du bord du lac, les fanions jaunes et bleus flottant au vent, avec parfois d’imposantes embarcations amarrées aux pontons privés. Des bancs d’oies volaient au loin, des mouettes virevoltaient au-dessus du « Gustav III » et les odeurs des sous-bois humides parvenaient par bouffées aux narines.  A bord du bateau, l’humeur était joyeuse, une collation avait été servie par Frans sous le regard – un peu tendu – du capitaine Philippe.

Après une petite heure de navigation, juste à l’entrée du canal de Strömsholm, le bateau accosta à un ponton, devant un petit café d’où parvenait une douce odeur de canelle. Tous mirent pied à terre et se dirigèrent vers le musée du château jaune et blanc dessiné au 17ème siècle par le célèbre architecte Tessin. Le musée possédait une riche collection d’objets historiques devant laquelle le groupe passa bien vite pour aller directement dans la salle où était exposée la couronne dorée aux saphirs bleus qui, selon le carton d’explication, avait été portée en 1066 par le roi Harold au cours de la bataille de Hastings contre Guillaume de Normandie.

« Titta* », s’exclama brusquement Geneviève en indiquant la couronne. « A butterfly ! ». Tous regardèrent en direction du doigt pointé. Mais alors que Geneviève admirait un  papillon aux ailes jaunes tachetées de rouge et noir tournicotant autour de la couronne, ils remarquèrent alors qu’un des saphirs manquait à l’arrière de la couronne. L’espace laissé par le gemme manquant avait exactement la même forme que celle de la pierre découverte à « Spökis » et que Mireille tenait alors dans la main. « Doit-on rendre le saphir maintenant ? », demanda Karin Arla.  « Jamais de la vie ! », s’exclama immédiatement en cœur le reste du groupe. « Nous devons d’abord résoudre l’énigme », expliqua Marie Cürry, « et nous sommes sur la bonne voie ».

Le voyage en bateau et l’émotion avaient creusé l’appétit et, de retour au « Mon petit Versailles », il était bien temps de dîner. Le temps était devenu très orageux. Philippe avait prévu une grillade de porc mariné mais se résolut à annoncer à ses invités que le menu serait modifié compte tenu des averses qui ne manqueraient pas de tomber. C’était sans compter sur la perspicacité de Christine qui fit savoir qu’elle était experte en grillade sous la pluie. Elle savait comment, sous un auvent, protéger en toute sécurité une grillade. Devant l’air assuré de Christine, Philippe lui laissa alors la responsabilité du dîner et tandis qu’elle se mit à la tâche, il servit un apéritif sur la véranda.

Après une cuisson qui prit un peu plus de temps que prévu, la grillade fut néanmoins un succès et appréciée de tous, jusque qu’à ce qu’une musique Heavy Metal diffusée à plein volume depuis le jardin du voisin vint perturber l’ambiance. « C’est possible d’aller leur dire de baisser cette musique de mer…?? » grimaça Gustav qui couvrait ses oreilles de ses mains. « Laissez-les écouter leur musique », répondit Karin Arla tout en grignotant ses côtelettes de porc avec appétit. « Ils s’amusent un peu, c’est tout, rien de méchant ». Philippe suggéra quand même à Frans de jouer quelques notes pour recouvrir le bruit du Heavy Metal. Frans, marmonnant, alla s’assoir au piano. Les notes d’une nocturne de Chopin jouées forte fortissimo se déversèrent aussitôt dans la véranda. « Ah, that’s much better », dit Philippe satisfait.

« – But how should we go on to solve our mystery? poursuivit-il en servant du vin à ses invités.

– Take it easy now and just enjoy the drinks », répondit Marie. Elle tira avec délice une bouffée sur sa cigarette que Geneviève lui avait donnée. « I have an idea about the next step but let’s with that until tomorrow! ».

Avec beaucoup de plaisir et de satisfaction, tous se livrèrent alors à deux de leurs occupations préférées : manger et boire….

* »Regardez ! »

Mord i Midsommartid Avsnitt 3

’Perrier Citron’ var den första tanke som dök upp i Gustavs huvud när han vaknade. ’ Perrier Citron Jenny!’, sa han högt från horisontalläget i sängen. ’ Perrier Citronen kommer Gustav’, svarade Geneviève och tittade upp från sitt korsord, ’men jag heter inte Jenny längre, kom ihåg det!’. Genom halvöppna ögon såg Gustav Jenny gå bort till det lilla kylskåpet och plocka fram en liten plastflaska med gul kork. ’Aaaaaah’ mumlade han fram när fick kände den kallimmiga flaskan i sin hand, ’Perrier Citron!’. Han drack snabbt upp den och suckade belåtet. Det var visserligen inte exakt Perrier Citron men ett kolsyrat citronvatten som hade det märkliga namnet ”Lassi Lime”. ’Ännu en exotisk ersättningsvara till budgetpris’ tänkte han surmulet under tiden som den kalla drycken rann nerför hans strupe.

Det var otroligt varmt i det lilla rummet i Mon Petit Versaille där han och Geneviève var inhysta, men värmen var inget problem för dom så länge Perrier Citron-lagret var fullt. Gustav reste sig långsamt ur sängen, drog på sig sin morgonrock och gick mot kylskåpet för att hämta ytterligare en flaska. Han tog ut två och sträckte den ena flaskan mot Geneviève. ’Tänk att du bytte namn bara för att vi träffade den där snygga fransyskan som jag tyckte så bra om i Norge’, sa Gustav ömsint. ’Pfff´, fräste Geneviève men tog tacksamt emot flaskan, ’mitt nya namn har inget med henne att göra och det vet du. Jag tyckte bara att det var ett fint och passande namn som visar på min förståelse och uppskattning för La Gloiiiiire och La Splendeeeuuur de la Fraaaaance!’, utbrast hon och tog nöjt en klunk av den iskalla Lassi Limen.

Vid frukosten i trädgården till Mon Petit Versailles var diskussionen i full gång om gårdagens händelser vid Spökis, och den blå stenen som Mireille hittat låg mitt på bordet och gnistrade i solen. ’What is that stone, and what does it have to do with the macabre scene that we found at the ruin?’ sa Marie Cürry som efter att ha druckit sin färskpressade apelsinjuice nu stog och stretchade i skuggan. ‘I have no clue’, sa Christine och rörde lugnt om med sin personliga lilla sked i morgonkaffet. ’I think that the stone is really pretty’ sa Lotta Blåsig försiktigt. Frans Listson visste precis vad Lotta tänkte, hon älskade färgen blått och skulle nog gärna utöka sin smyckesamling med den upphittade juvelen.

Plötsligt kom en broschyr flygande genom luften och landade i brödkorgen med de nybakade baguetterna. ’Den där stenen säger mig någonting….jag har precis sett den någonstans’ sa Phillippe Dusquesne bryskt. Han reste sig upp och kom strax tillbaka till trädgården med en liten broschyr i ena handen och en korg med nybakade baguetter i den andra. ’Titta på det här’. Han ställde den med en vit duk täckta brödkorgen på bordet och räckte broschyren till sällskapet. Mireille tog upp broschyren och bläddrade snabbt igenom den. ’Well, it looks like publicity for some castle called Sss-trr-ö-mmm-s-hoolm’ sa hon med ett tappert försök att uttala ordet på svenska, och fortsatte förstrött att bläddra i den lilla foldern.

Plötsligt drog hon ett hastigt andetag, slutade bläddra och visade de andra vad hon såg. Mitt på ett uppslag i broschyren var flera fotografier av regalier som förvarades i museet på Strömsholm slott, och ett av dem visade en kungakrona i guld besatt med blå safirer. ’This came with the post this morning’, berättade Phillippe med ett leende, ’and I think that I know where we should go today after breakfast!’

Solen glittrade över Fredens vatten och båten Gustav den Tredje gled fram i sakta mak över den spegelblanka fjärden. Vyn över vattnet mot Strömsholms slott var fantastisk, en sann bild av ur-Sverige med sina röda, gröna eller gula hus vid sjökanten, de blågula flaggorna böljande i vinden, och ibland imponerande strandtomter med privata bryggor. Flockar av gäss flög i fjärran, svalorna ilade och pilade över båten och doften av fuktigt trä steg långsamt upp i näsborrarna. Ombord på båten var alla på gott humör, ett fika hade serverats av Frans under Phillippes – något spända – överseende.

Efter ungefär en timmes båtfärd lade båten till vid en brygga, alldeles intill början på Strömsholms kanal, framför ett litet kafé ur vars dörr strömmade en angenöm kaneldoft. Alla steg i land och begav sig mot det gulvita slottet som konstruerats på sextonhunratalet av den berömde arkitekten Tessin. Muséet härbärgerade en rik samling av historiska objekt vilken sällskapet snabbt passerade till förmån för den sal där guldkronan med safirerna var belägen, denna krona som enligt broschyren burits av kung Harald under kampen mot Wilhelm Erövraren från Normandie  vid Slaget vid Hastings 1066.

‘Titta!’ utropade Geneviève och pekade på kronan. ’En fjäril!’  Även om Geneviève fortsatte att beundra en gul fjäril med röda fläckar som fladdrade runt kronan så såg alla de andra i sällskapet att på baksidan av kronan saknades en av safirerna. Hålet i kronan hade exakt samma form som ädelstenen som Mireille höll i handen. ’Ska vi lämna tillbaka den nu?’ sa Karin Arla. ’Aldrig!´’ viskade alla de andra i kör. ’Vi måste lösa mysteriet först’ sa Marie Cürry, ’och vi är mycket nära en lösning nu!

Tillbaka i Mon Petit Versailles var det återigen dags för mat och alla var riktigt hungriga efter turen till sjöss. Phillippe hade tänkt grilla marinerade fläskotletter, men bestämde sig för att meddela sällskapet att menyn skulle modifieras med tanke på regnet som inte upphörde att falla. Detta sa han utan en tanke på Christines erkända mästerskap på att grilla i regn. Hon visste precis hur man, under en markis, i största säkerhet kunde genomföra en grillning. Christines självsäkra min gjorde att Phillippe med en gång lämnade ansvaret för middagen till henne, och under tiden som hon tog i tu med att tända grillen serverade han en drink.

Maten var utsökt och alla njöt i fulla drag (även om det tog lite tid innan maten serverades), det enda som störde var den högljudda Heavy Metal- musiken från granngården. ’Går det int’ att sääg åt dom att stääng’ av skiten?!’ sa Gustav med en grimas och höll sig för öronen. ’Äh, låt det vara’, sa Karin Arla som gnagde på en kotlett, ’det är bara Kennet som har lite roligt’. ’Men kanske kan du Frans spela något också för att motverka oljudet?´ sa Phillippe. Frans muttrade något men gick likväl in i huset och satte sig vid flygeln.

Snart strömmade tonerna av en Chopinnocturne spelad i forte fortissimo ut genom fönstret. ’Ah, much better sa Phillippe nöjt. ’But how should we go on to solve our mystery?’ ‘Take it easy now and just enjoy the food and the drinks’, sa Marie och drog ett bloss på sin cigarett som hon fått av Geneviève, ‘I have an idea about the next step but let’s with that until tomorrow!’ Alla instämde glatt och fortsatte att ägna sig åt sina två favoritsysselsättningar: äta och dricka.

 

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