Élections en Suède
les derniers jours du gouvernement

Élections en Suède
les derniers jours du gouvernement

Partagez
Suède actualités Le centre droit au pouvoir en Suède s'apprête à passer la main à l'opposition. Les Suédois souhaitent le changement, ils risquent d'être déçus.
Le centre droit au pouvoir en Suède s’apprête à passer la main à l’opposition. Les Suédois souhaitent le changement, ils risquent d’être déçus.

Vendredi 12 septembre 2014. L’Alliance – la coalition de centre droit autour du parti des « Nouveaux Modérés » du Premier ministre – vit ses dernières heures au gouvernement. Sauf accident, l’opposition rose-rouge-verte devrait en effet remporter les élections générales de dimanche et prendre ainsi les rênes du pouvoir.

Hier soir a eu lieu la dernière confrontation télévisée entre les différents chefs de parti qui tentaient encore de convaincre les indécis. Une confrontation pendant laquelle deux participants se sont violemment empoignés sur la question de l’énergie nucléaire. Alors qu’Annie Lööf, ministre de l’Economie et présidente du Parti du Centre, quittait son pupitre pour se diriger vers Stefan Löfven, leader des sociaux-démocrates et probablement le prochain Premier ministre de Suède, lui tendre les prévisions des besoins énergétiques et avoir de lui une position claire sur les centrales nucléaires, celui-ci l’a physiquement repoussée, refusant de regarder le rapport qu’il avait « lu plusieurs fois ».

Une attitude de refus qui peut surprendre chez une personnalité politique prétendant pouvoir assurer les plus hautes fonctions de l’Etat. Mais qui peut se comprendre, car Stefan Lövfen a été poussé dans ses retranchements sur une question qui divise les sociaux-démocrates, partisans du maintien d’une partie du parc nucléaire – et les écologistes – qui souhaitent remplacer la production d’énergie nucléaire par des énergies recyclables – les deux partis étant pourtant appelés à gouverner ensemble faute de majorité suffisante.

Les derniers sondages donnent une avance confortable à l’opposition rose-rouge-verte, avec 48,1% des intentions de vote, soit plus de 10 points de plus que pour la coalition au pouvoir qui obtiendrait 36,9% des voix. Le reste allant principalement au parti de droite nationaliste « Les démocrates de Suède ».

Une majorité de Suédois aspirent au changement, même si le bilan économique de l’Alliance, au pouvoir depuis huit ans, est globalement positif alors que le pays, comme le reste de l’Europe, a été durement frappé par la crise de 2009. La croissance frôle les 2%, le taux de chômage décroit pour se stabiliser autour de 7%, les dépenses publiques sont maîtrisées avec une dette publique représentant 44,5% du PNB et le baromètre de conjoncture économique est positif (103,2).

Un bilan que n’oserait même pas imaginer l’actuel gouvernement français pour lequel le Premier ministre Manuel Valls va demander la semaine prochaine la confiance de l’Assemblée nationale. Une confiance qui sera certainement votée mais sans éclat. Les perspectives économiques de la France restent sombres avec une croissance de 1,5%, un déficit public de 4,4% du PIB en 2015, un taux de chômage de 10% qui ne montre aucun signe d’inversement ou encore des réformes nécessaires pour réduire le coût de fonctionnement de l’Etat et des collectivités locales difficiles à mettre en oeuvre en raison de fortes résistances.

Les sources :

sondages élections Suède 2014 / IPSOS-DN septembre 2014

chiffes économie de la Suède / EkonomiFakta

chiffres économie France / OCDE

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *