France, Suède
gouvernements en quête de soutien

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France Suède actualités Les gouvernements en France et en Suède sont à la recherche d'une majorité leur permettant de mettre en oeuvre leur programme politique
France, Suède : gouvernements en quête de soutien

Mardi 16 septembre 2014. En France, le Premier ministre Manuel Valls, s’apprête à prononcer aujourd’hui, pour la seconde fois en cinq mois et après le remaniement ministériel du mois dernier, une déclaration de politique générale devant les députés de l’Assemblée nationale.

Cette déclaration sera lue en même temps par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, au Sénat. Sur cette déclaration, le Premier ministre engagera la responsabilité du gouvernement et demandera alors la confiance des seuls députés, les sénateurs ne s’exprimeront pas.

C’est un choix politique de Manuel Valls, un vote de confiance n’étant pas une obligation pour chaque nouveau gouvernement. Le chef du gouvernement tient par là à s’assurer et à démontrer, dans un contexte économique difficile, qu’il bénéficie toujours d’une majorité qui soutiendra son programme, alors que de plus en plus de voix de l’opposition demandent la démission de l’exécutif et qu’à gauche, des élus contestent les restrictions budgétaires du gouvernement.

Après la défaire électorale des élections municipales de mars dernier où la majorité a perdu 151 villes de plus de 10 000 habitants – un record – et le front contestataire au sein de son propose gouvernement, le Premier ministre doit trouver une légitimité pour pouvoir mettre en oeuvre une politique économique plus favorable aux entreprises et resserrer le budget de l’Etat.

Si le le Premier ministre obtiendra sans aucun doute un vote de confiance de l’Assemblée nationale, il n’effacera pas pour autant les tensions entre les différents courants qui tiraillent la majorité. Manuel Valls devra sans nul doute composer avec une majorité bien affaiblie et un front contestataire qui s’organise. Cette situation profitera à l’opposition de droite traditionnelle – qui s’écharpe aussi autour de différents clans – mais aussi au Front national, parti nationaliste de droite et grand vainqueur des dernières élections municipales.

C’est aussi le parti nationaliste suédois – les Démocrates de Suède – qui en obtenant près de 13% des votes aux élections de dimanche dernier a jeté un pavé dans la marre politique en Suède. Les coalitions de gauche et de droite traditionnelles n’ont pas réussi, comme d’ordinaire, à obtenir une majorité absolue au Parlement. Le parti social-démocrate, dans l’opposition depuis huit ans, est arrivé en tête, mais n’a pour le moment que le parti écologiste à ses côtés pour tenter de former une majorité, ayant écarté l’éventualité de l’entrée de la Gauche au gouvernement.

Le prochain Premier ministre suédois social démocrate, Stefan Löfven, devra dans tous les cas de figure composer avec une faible majorité  et aura besoin de l’appui de petits partis de centre droit. Il n’est pas non plus exclu qu’il fasse ponctuellement appel au soutien des Nouveaux Modérés dont le Premier ministre sortant est issu et qui est le grand perdant de ces élections.

Les sources :

Déclaration de politique générale de Manuel Valls / site du Gouvernement

Résultats des élections municipales mars 2014 en France / Ministère de l’Intérieur

Résultats des élections générales septembre 2014 en Suède / Portail officiel suédois

 

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