Grèves, scandales, affaires
l’image ternie de la France en Europe

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l’image ternie de la France en Europe

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France Suède actualités Grèves et scandales entourant des personnalités politiques françaises entâchent l'image de la France dans le monde. Impensable en Suède
Grèves et scandales ternissent l’Image de la France dans le monde

Jeudi 25 septembre 20014. Les pilotes d’Air France sont en grève depuis plus de dix jours, protestant contre les orientations de du groupe d’Air France KLM de développer le low cost sur le court et moyen-courrier, un secteur très concurrentiel, dont près de la moitié du trafic est aujourd’hui accaparé par les compagnies à bas coûts, et qui représente pour le groupe un important foyer de pertes financières.

Ce conflit entraîne l’annulation d’une grande partie des vols assurés en moyen propre par la compagnie qui maintient néanmoins les liaisons effectuées par les avions et les équipages régionaux ou par des compagnies partenaires comme Delta Airlines ou Aeroflot.

Même si les pilotes, ou de façon plus générale le personnel d’Air France, n’ont pas été en grève depuis longtemps, ce conflit contribue toutefois à ancrer dans les esprits, partout dans le monde, l’image d’une France contestataire et accrochée à un train de vie qu’elle n’est plus capable d’assurer.

Ce conflit renforce également, dans chaque pays que la compagnie dessert, l’idée qu’on se fait d’Air France, et de la France : élégante, historique, parfois et même souvent pionnière, présente partout dans le monde, mais aussi imprévisible, capable du pire comme du meilleur, hautaine, tournée vers un passé glorieux et régulièrement atteinte de convulsions contestataires devant les nécessaires adaptations à mettre en oeuvre dans un environnement qui évolue trop vite.

Mais d’autres éléments, peut être encore plus graves, viennent ternir l’image de la France dans le monde. Si les scandales sordides entourant les personnalités politiques ne sont pas propres à la France, ce pays se distingue pourtant par la non-impunité dont bénéficient les auteurs de délits. Au plus haut niveau, l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, est aujourd’hui mis en examen sur des faits de « corruption active », « trafic d’influence actif » et « recel de violation du secret professionnel ». Ce n’est pas rien. Et pourtant il est invité par une chaîne de télévision d’Etat, France 2, à expliquer pendant 40 minutes qu’il se présente à la candidature d’un parti accusé de malversations financières, l’UMP, pour ensuite de présenter aux élections présidentielles de 2017.

L’UMP, dont son ancien président, Jean-François Copé et son bras droit, Jérôme Lavrilleux ont organisé avec une agence de communication proche d’eux, un système de facturation permettant au parti de contourner les règles de financement des campagnes électorales.

Jérôme Lavrilleux, qui menace de tout révéler s’il est exclu du parti. Dans le cas contraire, il se taira et ne dira rien des malversations commises au sein de son parti. Cette attitude en dit long sur l’intégrité de l(homme politique, député du Parlement européen. Au sein de cette institution européenne, il représente la France et ses valeurs. N’ayant pas froid aux yeux, il en fait beaucoup en communiquant au début du mois de septembre que la Commission avait « suivi » ses propositions avec la mise en place d’un système d’aide à la filière maraîchère face à l’embargo russe. Ce qui fait sourire ses collègues européens.

Autres ministres, puis députés, Jérôme Cahuzac et Thomas Thévenoud, l’un en charge du Budget, l’autre du Commerce extérieur, qui fraudent ou ne payent pas leurs impôts mais qui s’accrochent à leurs fonctions, sans vergogne et au mépris du tort que leur attitude porte à l’image de la France.

Vu de Suède, ces attitudes sont incompréhensibles. Dans un pays où les principes de transparence, d’égalité et de justice ne sont pas que des principes, un simple écart de conduite d’une personnalité politique la condamne à disparaître de la scène politique. Telles Mona Sahlin, Vice ministre d’Etat qui démissionne en 1995 après avoir utilisé sa carte professionnelle pour des achats personnels, Maria Borelius, ministre du Commerce qui démissionne en 2006, après huit jours au gouvernement, pour avoir employé au noir une femme de ménage ou encore Cecilia Stigö Chilò, ministre de la Culture, qui démissionne en 2006 pour n’avoir pas payé la redevance TV. On est très loin des délits commis par certains hommes politiques français toujours en pleine activité.

En France, ces comportements et attitudes dilapident en quelques instants les immenses efforts déployés par des salariés, des chefs d’entreprise, des fonctionnaires, des diplomates en France et dans le monde entier pour gagner la préférence, séduire, attirer les investisseurs, mettre en valeur les atouts de la France dans un monde ouvert et hyper-concurrentiel.

Des atouts, la France en a : des élites intellectuelles, des infrastructures, un système de santé, des entreprises innovantes, par son histoire une légitimité sur les questions des droits de l’homme et des relations internationales, une culture et un art de vivre sans son pareil.

 

 

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