Reconnaissance de l’Etat palestinien
la Suède fait bouger les lignes

Reconnaissance de l’Etat palestinien
la Suède fait bouger les lignes

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France actualités La Suède en reconnaissant l'Etat palestinien a suscité dans ce sens une dynamique en Europe. Les députés français s'apprêtent à voter une résolution.
La Suède en reconnaissant l’Etat palestinien a suscité dans ce sens une dynamique en Europe. Les députés français s’apprêtent à voter une résolution.

Mardi 25 novembre 2014. Le 30 octobre dernier, la décision du gouvernement suédois – tout juste formé après les élections générales de septembre – de reconnaître l’Etat palestinien a créé un dynamique sans précédent dans l’Union européenne en faveur d’un reconnaissance de l’Etat palestinien. Premier pays d’Europe occidental à franchir le pas, la Suède a ainsi ouvert la voie à de nombreuses initiatives parlementaire – dont une française – appelant les gouvernements à reconnaître l’Etat palestinien.

Le 2 décembre prochain, jour d’arrivée en France du roi Charles XVI Gustave et de la reine Silvia de Suède pour une visite d’Etat de 3 jours, l’Assemblée nationale française devrait voter, sur une proposition du groupe socialiste, une résolution invitant « le gouvernement français à reconnaître l’Etat de Palestine en vue d’obtenir un règlement définitif du conflit ». C’est dans ce même esprit que la nouvelle ministre des Affaires étrangères, Margot Wallström, avait justifié la décision suédoise : celle-ci devait contribuer à la sortie de l’impasse du conflit israelo-palestinien. Et entraîner, toujours selon la ministre, d’autres pays à suivre la Suède dans la reconnaissance de l’Etat palestinien.

Les parlements britannique (Chambre des Communes), irlandais (Chambre haute du Parlement, Houses of the Oireachtas) et espagnol (Congreso de los diputados, Chambre basse) ont chacun voté, ou passé, entre le 13 octobre et le 18 novembre une motion plaidant pour la reconnaissance de l’Etat palestinien, un vote qui ne contraint pas les gouvernements mais qui fait néanmoins peser sur eux une pression plus que symbolique.

Après-demain, le 27 novembre, ce sera au tour du Parlement européen de faire un pas en avait. Celui-ci pourrait voter à Strasbourg une résolution appelant à la reconnaissance de l’Etat palestinien. Là encore, un vote non contraignant mais si la résolution, soutenue par le groupe socialiste du Parlement européen, était adoptée, plusieurs Etats membres de l’Union européenne pourraient envisager d’emboîter le pas à la Suède et reconnaître l’Etat palestinien.

Autre institution européenne qui pourrait bouger sur ce dossier, la Commission. La haute représentante pour les Affaires européennes de l’Union européenne, Frederica Mogherini, a en effet déclaré, alors qu’elle prenait tout juste ses fonctions au début du mois, qu’elle serait satisfaite si un Etat palestinien existait d’ici la fin de son mandat (cinq ans).

La Suède a ainsi joué un rôle important de catalyseur dans la reconnaissance de l’Etat palestinien par la communauté internationale exaspérée par le conflit entre lsraël et la Palestine et par les accords de paix qui n’aboutissent pas. Si, selon les autorités palestiniennes, 135 Etats (dont tous les pays européens ayant appartenu au bloc communiste)  ont déjà reconnu la Palestine, on peut toutefois difficilement imaginer un vote en ce sens du Conseil de sécurité des Nations Unies en raison d’un probable veto des Etats-Unis opposés à la reconnaissance de la Palestine et fidèleö allié d’Israël.

Les sources :

Chambre des Communes (Parlement britannique), Chambre haute du Parlement irlandais, Chambre basse du Congrès espagnol, Assemblée nationale française (proposition de la résolution)

Ministère des Affaires étrangères suédois

Ministère de l’Information de l’Autorité palestinienne

 

 

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