Lutte contre le réchauffement climatique
La Suède et la France, très bons élèves

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La France et la Suède font partie des pays les plus performants du monde dans la lutte contre le réchauffement climatique et partagent les mêmes ambitions

La France et la Suède font partie des pays les plus performants du monde dans la lutte contre le réchauffement climatique et partagent les mêmes ambitions

Mardi 9 décembre 2014. Alors que des records de température ont été enregistrés en 20104, le classement annuel de German Watch, organisation non gouvernementale allemande reconnue sur les questions environnementales, a publié hier son 10ème rapport sur la lutte des Etats contre le réchauffement climatique. La Suède et la France font partie des 10 pays les plus engagés et qui, à ce titre, reçoivent un satisfecit.

Une semaine après l’ouverture par le roi de Suède et de François Hollande du colloque international « Climat et environnement » tenu au Collège de France à Paris, l’organisation non gouvernementale allemande GermanWatch et Climate Action Network Europe (CLAN-Europe, regroupement d’organisations environnementales de 25 pays européens) ont publié pour la dixième année consécutive l’index de performance environnementale (Climate Change Performance Index, CCPI 2015) des 58 pays qui émettent le plus de gaz à effet de serre.

Dans ce rapport 2015, la Suède se hisse à la quatrième place, tout juste derrière le Danemark qui se trouve être le pays le plus performant du monde, les trois premières places étant non occupées. En effet, aucun Etat, selon GermanWatch et CAN-Europe, ne s’engage suffisamment dans la lutte contre le réchauffement climatique pour atteindre l’excellence.

La Suède, toujours bien classée sur les questions environnementales, a grimpé de deux places, même si GermanWatch a, au cours de la présentation des résultats à la presse à Lima, indiqué que l’instabilité politique actuellle en Suède pouvait avoir un impact sur ce classement. Le rapport note les remarquables performances de la Suède dans la baisse des émissions de gaz à effet de serre du secteur résidentiel. Celles-ci ont en effet diminué de 70% au cours des cinq dernières années. La Suède a également été remarquée pour ses efforts dans le développement des énergies renouvelables, un domaine dans lequel elle a gagné 19 places entre le classement 2014 et celui de 2015.

La France est positionnée à la 12ème place et fait partie des neuf Etats de l’Union européenne classés comme ayant de très bonnes performances environnementales (Danemark, Suède, Royaume-Uni, Portugal, Chypre, Irlande, France, Hongrie, Slovaquie). La France affiche de meilleures performances que la Suède pour les émissions de gaz à effet de serre, en raison notamment de la part importante de son électricité d’origine nucléaire. Parmi les pays du G20, la France arrive à la 2ème place, derrière le Royaume-Uni

Contrairement à l’idée reçue, ce ne sont pas les Etats-Unis ni la Chine, classés à la 44ème et 45ème place, qui affichent les moins bonnes performances en 2015, mais le Canada. Les deux organisations reprochent à ce pays une part trop importante de ses émissions de CO2 par rapport à sa faible population et à ses énormes ressources pour développer les énergies renouvelables, la production de gaz de schiste, et son refus de signer le Protocole de Kyoto, accord international visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

On peut noter qu’aucun Etat de l’Union européenne ne fait partie des pays classés comme ayant des performances « très pauvres », le dernier du classement étant l’Estonie, à la 46ème place, derrière la Chine, avec des performances « pauvres ».

Avant la conférence sur le climat prévue en décembre 2015 à Paris, l’Union européenne s’est récemment fixée des objectifs ambitieux dans la lutte contre le réchauffement climatique. Le 23 octobre dernier, les 28 Etats membres se sont ainsi engagés à réduire les émissions de CO2 de 40% d’ici 2030 par rapport à 1990. Moins ambitieux, les Etats-Unis et la Chine, qui émettent pourtant ensemble 42% de la totalité du CO2 mondial, ont signé le 11 novembre dernier un accord dans lequel les Etats-Unis prévoient de réduire de 26 à 28% leurs émissions d’ici 2025 par rapport à 2005, et la Chine se fixe un objectif d’un pic de ses émissions « autour de 2030 » avec des efforts pour « y arriver plus tôt ».

Les sources :

German Watch

Climate Action Network

 

 

 

 

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