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Actualités France Suède Västerås Union européenne politique économie tourisme voyageVisite du roi et de la reine de Suède en France
briefing du couple royal

Lundi 23 novembre 2014. Le roi et la reine de Suède, invités par le président français François Hollande, seront en visite officielle en France la semaine prochaine, du 2 au 4 décembre, comme l’avait révélé à la presse le Premier ministre suédois en octobre dernier. Les thèmes de cette visite d’Etat sont nombreux : les sciences et la recherche ainsi que les questions environnementales et d’intégration. Le couple royal fera également la promotion du dynamisme culturel et créatif de la Suède.

Comme avant chaque visite d’Etat, le roi Charles Gustave XVI et la reine Silvia de Suède sont briefés par le ministère des Affaires étrangères. Le briefing consiste en plusieurs réunions préparatoires au château royal de Stockholm, situé dans la vieille ville à quelques pas du ministère et du Parlement. Aujourd’hui a lieu la dernière d’entre elles. Elle sera immédiatement suivie par une conférence de presse donné sur place aux médias français.

Le programme de la visite d’Etat, au-delà du du traditionnel dîner officiel donné à l’Elysée le soir de l’arrivée du couple royal le 2 décembre, prévoit l’inauguration par le roi de la conférence internationale sur le climat et l’énergie à Paris où se tiendra en décembre 2015 COP21, la conférence internationale sur le changement climatique qui devrait aboutir à la définition des grandes lignes du futur accord pour l’après-2020 devant contraindre tous les pays à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

La reine Silvia remettra le même jour, le 3 décembre, à l’hôpital Necker de Paris, le Prix franco-suédois pour les jeunes chercheurs en France, avant l’ouverture d’un séminaire sur le cancer de l’enfant auquel participent des chercheurs suédois et français comme Klas Kärre, président du Conseil scientifique de la Fondation suédoise du cancer ou Olivier Delattre de l’Institut Curie.

Autre moment fort lié a la recherche et de la haute technologie, le roi et la reine se rendront le 4 décembre à Toulouse, capitale européenne de l’industrie européenne et spatiale, troisième ville étudiante de France après Paris et Lyon avec près de 100 000 étudiants répartis entre universités et grandes écoles, centre important de la recherche française avec la présence du CNES (Centre nationale d’études spatiales), du CNRS (Centre nationale de la  recherche scientifique) ou de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique). A Toulouse, le roi et la reine visiteront le site du constructeur d’avions européen Airbus – qui vient de remporter une importante commande de 50 avions long-courriers de Delta Airlines et le CNES.

La culture et les questions d’intégration faisant également partie des thèmes de la visite royale, Charles XVI Gustave et la reine Silvia se rendront dans l’après-midi du 3 décembre, dans le 19ème arrondissement de Paris, un quartier bigarré et populaire de la capitale française, pour visiter le Centquatre, un lieu culturel de production et de résidence où 60% des 3 000 artistes se produisant chaque année sont étrangers.

Les relations entre la France et la Suède sont historiques, le roi de Suède étant aujourd’hui un descendant du maréchal d’Empire français Jean Baptiste Bernadotte.

Si les échanges économiques entre la Suède et la France sont relativement modestes – la part de marché de la France représente 4,2 % des importations suédoises et celle de la Suède 1,1% des importations françaises (2012) – on peut toutefois relever la présence en 2011 en Suède de 440 entreprises française contre 223 en 2000, plaçant ainsi la France au 9ème rang des employeurs étrangers, et que les entreprises suédoises en France emploient 100 000 personnes en France (Volvo, Scania, Securitas…).

La coopération scientifique entre la France et la Suède est dynamique avec l’aide notamment de l’Association franco-suédoise pour la recherche (AFSR) créée en 1967 et à l’origine des deux prix pour les jeunes chercheurs en France et pour les jeunes chercheurs en Suède. Les laboratoires et les universités des deux pays entretiennent de nombreux liens et mettent en place d’importants programmes de recherche communs avec l’appui de structures comme TOR de l’Institut français de Stockholm qui vise à créer et à renforcer les relations entre les chercheurs français et suédois.

Côté échanges académiques et culturels, la France est le premier pays d’accueil des étudiants suédois venus dans le cadre du programme européen Erasmus créé en 1987 pour favoriser l’émergence d’un espace européen de l’enseignement supérieur. D’autre part, la présence en France du seul Centre culturel suédois du monde marque tout l’intérêt que porte la Suède à la France. Quant à l’élite suédoise, elle a reconnu en 2014 la recherche et la création culturelle françaises à plusieurs reprises en attribuant à Patrick Modiano la Prix Nobel de la littérature et à Jean Tirone le Prix de la Banque de Suède en sciences économiques.

Les sources :

La Maison royale de Suède / Kungahuset

Ministère des Affaires étrangères français

Institut français de Stockholm

Actualités France Suède Västerås Union européenne politique économie tourisme voyageVin français
le Beaujolais nouveau arrive en Suède !

Jeudi 20 novembre 2014. C’est à partir d’aujourd’hui que le Beaujolais Nouveau peut-être dégusté dans le monde entier. Compte tenu du décalage horaire, c’est en Asie que les premières bouteilles de ce célèbre vin français ont été ouvertes, dès 00h00 ce matin au Japon où les habitants attendent ce moment avec beaucoup d’impatience.

Sept millions de bouteilles seront acheminées cette années vers l’archipel nippon. Tout le savoir faire d’Air France est alors requis pour le transport du Beaujolais Nouveau qui nécessite une haute expertise tant les conditions sont particulières et la coordination indispensable . Depuis quelques semaines, ce sont déjà 1,9 million de bouteilles qui ont exportées dans le monde entier, soit 1 650 tonnes de vin, selon un communiqué de presse de la compagnie nationale française.

Si le Japon est de loin le premier pays importateur de Beaujolais Nouveau – 76% des bouteilles sont exportées vers Tokyo, Osaka et Fukuoka, la Chine, le Canada et les Etats-Unis figurent également parmi les plus importants acheteurs du vin français. A elle seule, l’Asie représente cependant la moitié des exportations.

Le Beaujolais Nouveau est un vin de primeur, appelé aussi Beaujolais primeur, c’est à dire un vin mis en vente quelques mois seulement après la récolte, juste une fois que la fermentation s’est produite. Il est toujours commercialisé à partir de 0h00 du matin, le troisième jeudi du mois de novembre depuis 1951 quand il a été autorisé de vendre le vin avant le 15 décembre, date fixée par un arrêté du Journal officiel.

Cette année, le slogan retenu pour le Beaujolais Nouveau est « un art français ». L’artiste-illustrateur français SKWAK, reconnu dans le monde entier – comme par Google, Mocrosoft, Facebook ou encore Adidas –  a été retenu pour la campagne visuelle de promotion. La campagne met en avant l’art, la crativité et le savoir-faire français avec des tons et des lignes modernes. Les couleurs rappellent celles du drapeau français et le graphisme renvoie à l’univers du vin. Le Beaujolais Nouveau peut être ainsi vu comme un mélange magique de francité, de modernité et de tradition.

Les conditions météorologiques ont été très favorables pour le millésime 2014 : « un début d’année chaud et sec suivi d’un printemps ensoleillé, un été un peu plus arrosé apportant à la vigne l’eau dont elle avait besoin mais avec des températures plutôt basses permettant de conserver l’excellent état sanitaire et enfin une très belle arrière-saison avec un soleil radieux et des nuits fraîches et protectrices », selon l’

En Suède, du sud au nord, nombreux sont les établissements qui fêtent l’arrivée du Beaujolais Nouveau, tels que Mathias Dahlgren, Häktet, Volt à Stockholm, Bhoga à Göteborg, Far i Hatten à Malmö ou Duå à Umeå.

Le restaurant Tranan de Stockholm qui participe également à la fête, propose à ses clients à partir d’aujourd’hui et pendant tout le week-end prochain, des pâtés de campagne et des confits de canard pour accompagner la dégustation du Beaujolais Nouveau.

Pour tous ceux en Suède qui souhaitent mettre sur leur table une bouteille du vin primeur peuvent se le procurer dès aujourd’hui dans un des points de vente de Systembolaget, seul établissement autorisé à vendre de l’alcool à un public âgé de 20 ans au moins. Trois sélections sont proposées : Jean Foillard ( 129 kr, soit 15 euros), Pierre Ferraud et Fils (79 kr, 9 euros) et Les Grands Chais de France (79 kr, 9 euros).

Bonne fête à tous !

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Quelques chiffres :

– 3 000 exploitations au total pour le Beaujolais ;
– 231 000 hl, soit 31 millions de bouteilles mises sur le marché, soit 1/3 de la production totale du
vignoble beaujolais, le reste étant les Beaujolais et Beaujolais villages de garde ainsi que les 10 crus du Beaujolais (2013) ;
– plus de 100 000 hl de Beaujolais Nouveau exportés dans 110 pays (2013).

Les sources :

Air France-KLM Cargo

Regroupement des vins du Beaujolais

Actualités France Suède Västerås Union européenne politique économie tourisme voyage708 000 Européens en plus, par naturalisation en 2012 : + 4 % en un an

Mercredi 19 novembre 2014. En 2012, les 28 Etats de l’Union européenne ont en tout naturalisé 710 000 étrangers hors d’Europe qui sont ainsi devenus citoyens de l’un de ces Etats. C’est le Royaume-Uni qui a le plus accordé la nationalité. La France est dans la moyenne tandis que la Suède est le pays qui a naturalisé le plus d’Irakiens réfugiés dans l’Union européenne. Le Maroc est le premier pays récipiendaire.

Eurostat, le bureau en charge des statistiques officielles de l’Union européenne, a publié hier les chiffres concernant les naturalisations octroyées par les 28 Etats membres de l’UE. En tout, ce sont 820 000 personnes qui en ont bénéficié, dont 708 000 provenant de pays extra-européens. Ce chiffres monte une hausse de 4% par rapport à 2011, et de 6% par rapport à 2009.

La Hongrie est l’Etat qui a le plus naturalisé parmi les résidents étrangers avec 12,8 % suivi par la Suède qui a octroyé la nationalité à 7,8 personnes sur 100 résidents étrangers. La moyenne européenne se situe à 2,8%, la France se situant pile poile dans cette moyenne alors que c’est la République tchèque et la Slovaquie qui enregistre le taux le plus bas avec 0,4%.

 

La Suède naturalise 3,5 fois plus que la France si on ramène le nombre de naturalisations par habitant. En effet, pour 1 000 habitants, la Suède a naturalisé 5,3 étrangers pour 1 000 habitants quand la France ne l’a fait que pour 1,5 étranger. La Slovaquie est l’Etat de l’Union qui naturalise le moins (0,0 pour mille) et le Luxembourg le plus avec 8,7 pour mille.

Le Maroc est le premier pays récipiendaire de ces naturalisations : les Marocains représentent en tout 8,2% des naturalisés dans l’Union européenne et plus de 20% en Belgique et aux Pays-Bas, 17,4% en France. En Suède, le premier récipiendaire est l’Irak dont les ressortissants représentent 33% des naturalisations puis viennent loin derrière la Finlande (4,5%), la Thaïlande (3,8%) et la Pologne (3,3%).

La France naturalise en majorité des ressortissants des trois pays du Maghreb avec 35,5%, puis les Turcs (5%).

En tout, ce sont ainsi 59 300 Marocains qui sont devenus citoyens de l’un des 28 Etats européens, principalement en France et  en Italie pour 53% d’entre eux, 53 800 Turcs ( dont 62%  sont devenus des Allemands), 36 900 Indiens (77% d’entre eux ont obtenu la nationalité britannique), 28 900 Equatoriens (94% ont été accueillis en Espagne) et 27 500 Irakiens dont 61% ont acquis la nationalité suédoise.

Les sources :

Eurostat

Actualités France Suède Västerås Union européenne politique économie tourisme voyageCulture, enseignement, recherche
Les Instituts suédois ne seront pas fermés dans le sud de l’Europe

Mardi 18 novembre 2014. Soulagement pour les partisans du rayonnement culturel et académique de la Suède dans le monde. Le gouvernement suédois, par la voix de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Helene Hellmark Knutsson, vient de rendre public sa décision de poursuivre le financement de ses trois instituts du savoir implantés dans le bassin méditerranéen, à Rome, Athènes et Istanbul.

Il s’en est fallu de peu pour que ces trois établissements, regroupés sous le nom des Instituts de la Méditerranée, ferment leurs portes après une précédente annonce faisant état, pour les années 2016 et 2017, d’un possible retrait du soutien financier de l’Etat qui, à la recherche d’économies, étudier des sources de financement alternatives. La ministre de l’enseignement supérieur a cependant affirmé qu’il n’a jamais été dans l’intention du gouvernement suédois de mettre en péril l’avenir de ces trois institutions.

La Suède est très active dans la mise en valeur de son patrimoine culturel, le développement des échanges internationaux dans les domaines de la culture, de l’enseignement et de la recherche et le renforcement l’attractivité du pays.

Pour cela, le royaume scandinave dispose des Instituts suédois (Svenska Instituten, Si) placés sous l’autorité du ministère des Affaires étrangères. Ces instituts sont entièrement financés par l’Etat et disposent pour 2014 d’un budget global de 460 millions de couronnes (51 millions d’euros). Implantés dans une vingtaine de pays, l’Institut suédois définit chaque année des priorités dans les régions du monde. En 2014, par exemple, la France fait partie de la première liste des pays prioritaires, à côté du Japon, de la Chine, des Etats-Unis, de l’Allemagne ou encore de la Russie.

En France justement, l’Institut suédois à Paris est l’unique centre culturel suédois à l’étranger. Situé dans le Marais, dans le magnifique hôtel de Marle datant du 16ème siècle acheté par l’Etat suédois en 1965, l’Institut suédois appelé également Institut Tessin, est un lieu actif de rencontre et de coopération culturelle entre la France et la Suède. En plus des expositions, des séminaires ou des concerts, le centre propose des cours de suédois suivis chaque semaine par 250 élèves français.

L’Institut suédois à Rome est un centre de recherche et de fouilles archéologiques, celui d’Athènes un centre de recherche mais aussi d’enseignement sur la culture et la société antique et la mission de l’Institut d’Istanbul est de promouvoir la recherche académique sur la Turquie, le Moyen-Orient et l’Asie centrale.

Les sources :

–  Siège de l’Institut suédois à Stockholm

Institut suédois de Paris

– Instituts suédois de Rome, Athènes et Istanbul

Actualités France Suède Västerås Union européenne politique économie tourisme voyage274 millions de personnes parlent
le français dans le monde, soit + 25% en 4 ans

Lundi 17 novembre 2014. Le nombre de personnes capables de s’exprimer en français augmente dans le monde. Et pas qu’un peu, puisque en quatre ans il est passé de 220 millions en 2010 à 274 millions de locuteurs en 2014, soit une progression de près de 25% ! C’est ce que vient de publier l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) quelques jours avant l’ouverture du 15ème sommet mondial de la francophonie.

Toujours selon le rapport 2014 de l’OIF, le français est ainsi la 5ème langue la plus parlée de la planète, sur 102 pays et territoires, après le chinois, l’anglais, l’espagnol et l’hindi, mais devant le russe (6ème place) ou l’arabe (8ème place). C’est aussi la deuxième langue apprise comme langue étrangère derrière l’anglais, la 3ème langue parlée pour traiter les affaires et la 4ème utilisée dans l’espace Internet après l’anglais, le chinois et l’espagnol (chiffre dérivé d’InternetWorldStats 2011, nombre d’utilisateurs).

La forte progression du nombre de francophones dans le monde est principalement le fait du développement démographique dynamique en Afrique, au sud du Sahara, où les pays continuent d’attacher de l’importance à l’enseignement du français. Mais c’est aussi, par exemple, l’engouement pour la langue de Molière de la Chine qui, pour communiquer a besoin du français sur le continent africain où elle est très présente économiquement, qui pousse les chiffres à la hausse. Le français est ainsi devenue en Chine,la 3ème langue la plus apprise après l’anglais et le russe.

Parmi les 274 millions de francophones, 212 millions font du français un usage quotidien : 54,7% d’entre eux se trouvent en Afrique et 36,4% en Europe. Les autres, 62 millions, utilisent la langue française comme une langue étrangère. La plupart des apprenants sont des habitants d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient (52%) et, même si ceux-ci sont de moins en moins nombreux, des Européens (22%).

En Europe, cinq pays réunissent à eux seuls un million de personnes se formant au français : l’Italie, l’Allemagne, la Roumanie, l’Espagne et la Russie.

En Suède, la langue française n’occupe plus depuis longtemps la place qu’elle avait auparavant quand elle était exclusivement utilisée par les élites sociales et intellectuelles et la cour royale, au 17ème et surtout au 18ème siècle quand le roi de Suède Gustav III, francophile, a favorisé l’usage du français dans le royaume. C’est à ce moment-là que le suédois emprunta au français de nombreux mots, tout particulièrement dans le langage militaire ou des termes relatifs au monde de la mode, des arts, du luxe et de l’habillement. Certains Suédois craignaient alors que leur langue disparaisse au profit du français.

Si le nombre de personnes se formant au français diminue en Suède (des universités comme celle de Västerås ferment les classes de français), la France est encore le premier pays que les étudiants suédois choisissent pour poursuivre leurs études dans le cadre du programme Erasmus. Or ce cadre-là, la France arrive en sixième position, après les pays anglo-saxons, l’Allemagne et l’Espagne.

En Suède, l’Institut français de Stockholm, placé comme tous les Instituts français du monde sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères et dont une des missions est « d’encourager la diffusion et l’apprentissage de la langue française », est un acteur essentiel dans la promotion de la culture française et des études supérieures en France. Le réseau des Alliances françaises, avec ses 17 centres en Suède, participe également activement à la diffusion de la langue française.

Les sources :

– Rapport 2014 de l’Organisation internationale de la francophonie / rapport

– Ministère des Affaires étrangères français / acteurs de l’action culturelle extérieure

Actualités France Suède Västerås Union européenne politique économie tourisme voyageSuède voyage tourisme
nuits culturelles suédoises

Vendredi 19 septembre 2014. Alors que le pays digère le résultat des élections générales qui se sont tenues dimanche dernier, la culture bat sont plein en Suède où les « Nuits culturelles » (Kulturnatt) se suivent les unes après les autres, quand les jours sans nuit de l’été commencent à céder le pas aux nuits sans jour de l’hiver.

Après la nuit culturelle d’Uppsala le week-end dernier, celle de Karlstad ce vendredi soir, ce sera au tour de Lund et de Västerås de proposer demain samedi une multitude d’activités culturelles aussi diverses que le théatre, le cinéma, la peinture ou encore la musique.

A Västerås, située au bord du lac Mälar à l’est de Stockholm, cinémas, maison de la radio, cafés, restaurants, théâtres, centres culturels, musées offriront des spectacles, des débats, des visites ou encore des ateliers pour s’exercer à la peinture, au chant ou encore à l’art floral.

La musique sera bien sûr très présente. Des concerts se tiendront partout dans la ville mais aussi à la Salle des concerts de la commune, ‘Konserthuset ». Au programme, l’Ensemble vocal de Skultuna, le choeur de Västerås, les étudiants du département de musique de chambre de l’Université du Mälardalen (MDH) et bien sûr l’orchestre symphonique de Västerås qui interprétera la très belle oeuvre de Sergueï Prokofiev tandis qu’un film sera projeté.

Ces événements culturels ne sont pas sans rappeler la « Nuit blanche » de Paris. Lancée en 2002 par le maire d’alors, Bertrand Delanoë avec l’aide de son adjoint Christophe Girard, cette manifestation culturelle se tient tous les ans dans la nuit entre le premier samedi et dimanche du mois d’octobre. Le succès de cet événement a poussé d’autres capitales à reproduire ce concept comme Rome, Montréal, Mexico, Lima ou encore Séoul.

Si les Nuits blanches parisiennes ont plus de retentissement mondial que celles de Suède, on peut toutefois faire remarquer que ce sont les pays scandinaves qui sont à l’origine de de type d’événements organisés au cours d’une ou plusieurs nuits éclairées par le soleil de minuit. La ville d’Uppsala a ainsi organisé sa première Kulturnatt en 1989 suivie l’année suivante par Västerås. Ces manifestations culturelles attirent beaucoup de visiteurs non seulement de la région mais de plus en plus de l’étranger.

Bonne nuit culturelle à tous et bon week-end !

Les sources :

Programme de la nuit culturelle à Västerås – 20 septembre 2014 / site officiel de la manifestation

Nuit blanche à Paris, 4 octobre 2014 / site officiel

Actualités France Suède Västerås Union européenne politique économie tourisme voyageJustice sociale dans l’Union européenne
la Suède en tête, la France en 12ème position

Jeudi 18 septembre 2014. La Suède serait l’Etat de l’Union européenne où il y aurait le plus de justice sociale. C’est ce qui ressort d’un rapport publié cette semaine par la fondation allemande Bertelsmann alors que la question de la croissance des inégalités sociales en Europe est grandissante depuis la parution en 2013 du livre du Français Thomas Piketty, « Le capital au XXIème siècle », qui montre que les inégalités d’aujourd’hui sont comparables à celles qui prévalaient au début du siècle dernier.

L’étude comparative de la justice sociale dans les 28 Etats de l’Union européenne – où la notion de justice sociale varie fortement entre les différentes régions d’Europe, repose sur l’observation de plusieurs critères comme la prévention de la pauvreté, l’accès équitable à l’éducation et au marché du travail, la cohésion sociale et la non-discrimination ou encore la santé et la justice intergénérationnelle.

Après analyse de tous ces indices, la Suède est le pays de l’Union européenne qui se situe à la meilleure place sur l’index de la justice sociale avec 7,48 points sur 10 . Les Etats scandinaves ou du nord de l’Europe comme les Pays-Bas suivent sont également bien classés tandis que ceux du sud – Italie, Hongrie, Bulgarie, Roumanie, Grèce – arrivent en queue de pelotons avec des indices descendant jusqu’à 3,57 points.

La France, à l’image de sa position géographique, se situe plutôt au centre, un peu au-dessus, en étant classée à la 12ème place avec un indice de 6,12 pour une moyenne de 5,6 pour l’ensemble de l’Union européenne.

Le rapport souligne toutefois que si la Suède se situe au sommet de la justice sociale, ce pays présente pourtant de graves faiblesses comme l’échec de la lutte contre le chômage des jeunes, estimé en 2014 à 23,5% ou la difficulté pour les émigrants d’accéder au marché du travail.

Les effets négatifs des restrictions budgétaires et des réformes structurelles engagées par les Etats de l’Union européenne dans leur lutte contre les effets de la crise sont également pointés du doigt. Selon le rapport, les politiques économiques ont été particulièrement douloureuses dans les pays du sud de l’Europe, comme en Grèce qui a connu la plus forte baisse de l’indice de justice sociale depuis 2008.

Reste que la Suède, qui fait partie des pays européens ayant mis en oeuvre de sévères politiques publiques d’austérité et des réformes structurelles majeures, se situe pourtant en tête du classement.

Selon les auteurs du rapport, Daniel Schraad-Tischler et Christian Kroll, la croissance des inégalités sociales entre les Etats du nord et ceux du sud présente un réel danger pour le développement de l’Union européenne et met même en péril le projet de construction européenne qui pourrait être compromis par une « situation explosive » tant sur le plan de la cohésion sociétale que de la stabilité sociale.

Les sources :

Rapport de la fondation Bertelsmann / site Internet de la fondation

Extraits du livre de Thomas Piketty, Le capital au XXIème siècle / Ecole d’économie de Paris

Actualités France Suède Västerås Union européenne politique économie tourisme voyageAir France et SAS
les politiques s’en mêlent

Mercredi 17 septembre 2014. Au 3ème jour de grève des pilotes d’Air France – qui contestent le plan de développement de Transavia, filiale low-cost du groupe Air France-KLM -, le ministre de l’Economie Emmanuel Macron et le Premier ministre français Manuel Valls ont critiqué ce mouvement social. L’un en déclarant qu’il était inacceptable que le « pays soit bloqué par quelques uns » tout en admettant que la « direction devait faire quelques concessions », l’autre en demandant aux pilotes de reprendre le travail et d’arrêter « cette grève qui pèse lourdement sur Air France, qui pèse sur ses finances, qui pèse sur l’attractivité et sur l’image du pays ».

La grève dont le préavis s’étend jusqu’au 22 septembre a entraîné l’annulation de 60% des vols depuis le début du conflit, lundi dernier. Et des pertes financières significatives, estimées par le président du groupe Alexandre de Juniac entre 10 et 15 millions d’euros par jour. Celui-ci a même prévenu que le retour à la profitabilité de la compagnie pourrait être retardé si l’arrêt de travail devait s’éterniser.

Au coeur du conflit se trouve la stratégie de développement d’Air France-KLM présentée le 11 septembre aux investisseurs et qui repose essentiellement sur le transfert de ses activités court et moyen-courriers – fortement déficitaires – vers sa filiale Transavia. Celle-ci, selon ce plan devrait devenir en Europe un acteur majeur du transport low-cost grâce à la création d’une nouvelle entité pan-européenne avec des bases implantées hors de France et des Pays-Bas. Avec à la clé, des salariés travaillant sous contrat local.

De quoi faire hurler les pilotes d’Air France – qui ont reçu le soutien de leurs collègues de KLM – craignant l’émergence au sein du Groupe d’un pôle de pilotes effectuant plus d’heures de vol pour des salaires moins élevés. Et qui avec le temps, finirait par faire pression sur les conditions de travail et de rémunération des pilotes d’Air France et de KLM.

Les compagnies low-cost ont radicalement changé le secteur du transport aérien. D’abord aux Etats-Unis, puis en Asie et en Europe.

La compagnie scandinave SAS est durement concurrencée; non seulement par Norwegian, la compagnie low cost norvégienne, mais aussi par Ryanair, easyJet, Air Berlin ou encore Germanwings. Par ailleurs, SAS ne dispose ni d’un réseau long-courrier – activité plus plus rentable – ni d’un large marché domestique, comme Air France-KLM ou Lufthansa, qui lui permettraient de disposer de plus de ressources financières pour équilibrer ses comptes. De plus, même sur son maigre réseau long-courrier, SAS est également confrontée à la concurrence agressive des compagnies du Golfe (Emirates et Qatar) et de Turkish Airlines.

Pour survivre, SAS a dû sérieusement couper dans les dépenses : réorganisation du groupe, réduction de personnel, baisse des salaires, rationalisation de la flotte et du réseau, refonte du produit. Pour autant, les coûts du groupe scandinave restent bien supérieurs à ceux des compagnies low-cost : 32% de ses recettes vont au paiement des salaires et des retraites de ses employés, contre 9,5% pour Ryanair et 17,4% pour Norwegian. Les coûts salariaux de SAS sont trois fois supérieurs à ceux de Ryanair et deux fois plus élevés que ceux de Norwegian.

Si on rapporte la recette par salarié, SAS se trouve également mal placée par rapport à ses concurrents. Un salarié de Norwegian produit 55 000 euros, contre 52 000 pour Ryanair et 33 000 pour SAS. Mais celle-ci fait beaucoup mieux qu’Air France dont chaque salarié de rapporte que 20 000 euros.

Air France dont la direction refuse justement en ce moment de céder sur la principale revendication des pilotes grévistes : la création d’un groupe unique de pilotes au sein du Groupe, qui pourraient ainsi voler sur tous les avions (de plus de 100 places, écartant ainsi les pilotes des avions régionaux) des filiales. La direction estime en effet que ce serait une façon d’importer les coûts historiques salariaux élevés d’Air France vers ses structures low-cost.

Air France et ses pilotes trouveront certainement un terrain d’entente. Et Air France réussira probablement sa transition vers une structure plus adaptée à la concurrence sur le marché moyen-courrier. Air France dispose en outre d’avantages certains : un vaste réseau, une marque très forte, une position géographique centrale en Europe, un marché naturel important, des alliances solides et des salariés passionnés.

Autant d’avantages dont SAS ne bénéficie pas. Le changement de gouvernement en Suède, un des trois Etats actionnaires, aura-t-il un effet sur le groupe scandinave ? Le parti écologiste – qui occupera une place importante au sein du prochain exécutif – demande depuis des années la vente de la part publique suédoise dans SAS (21,4% du capital). Et si l’Etat suédois se décidait à vendre sa part, il resterait alors à trouver un acheteur. Ce qui est loin d’être évident.

Les sources :

Plan stratégique de développement d’Air France / site Internet Air France-KLM Finances

Actionnaires du groupe SAS / rapport annuel 2013 SAS

Coûts salariaux SAS / rapport du Work Research Institute Norway

Revendication des syndicats de pilotes d’Air France / communiqué de presse du SPAF (15 septembre 2014)

Actualités France Suède Västerås Union européenne politique économie tourisme voyageFrance, Suède
gouvernements en quête de soutien

Mardi 16 septembre 2014. En France, le Premier ministre Manuel Valls, s’apprête à prononcer aujourd’hui, pour la seconde fois en cinq mois et après le remaniement ministériel du mois dernier, une déclaration de politique générale devant les députés de l’Assemblée nationale.

Cette déclaration sera lue en même temps par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, au Sénat. Sur cette déclaration, le Premier ministre engagera la responsabilité du gouvernement et demandera alors la confiance des seuls députés, les sénateurs ne s’exprimeront pas.

C’est un choix politique de Manuel Valls, un vote de confiance n’étant pas une obligation pour chaque nouveau gouvernement. Le chef du gouvernement tient par là à s’assurer et à démontrer, dans un contexte économique difficile, qu’il bénéficie toujours d’une majorité qui soutiendra son programme, alors que de plus en plus de voix de l’opposition demandent la démission de l’exécutif et qu’à gauche, des élus contestent les restrictions budgétaires du gouvernement.

Après la défaire électorale des élections municipales de mars dernier où la majorité a perdu 151 villes de plus de 10 000 habitants – un record – et le front contestataire au sein de son propose gouvernement, le Premier ministre doit trouver une légitimité pour pouvoir mettre en oeuvre une politique économique plus favorable aux entreprises et resserrer le budget de l’Etat.

Si le le Premier ministre obtiendra sans aucun doute un vote de confiance de l’Assemblée nationale, il n’effacera pas pour autant les tensions entre les différents courants qui tiraillent la majorité. Manuel Valls devra sans nul doute composer avec une majorité bien affaiblie et un front contestataire qui s’organise. Cette situation profitera à l’opposition de droite traditionnelle – qui s’écharpe aussi autour de différents clans – mais aussi au Front national, parti nationaliste de droite et grand vainqueur des dernières élections municipales.

C’est aussi le parti nationaliste suédois – les Démocrates de Suède – qui en obtenant près de 13% des votes aux élections de dimanche dernier a jeté un pavé dans la marre politique en Suède. Les coalitions de gauche et de droite traditionnelles n’ont pas réussi, comme d’ordinaire, à obtenir une majorité absolue au Parlement. Le parti social-démocrate, dans l’opposition depuis huit ans, est arrivé en tête, mais n’a pour le moment que le parti écologiste à ses côtés pour tenter de former une majorité, ayant écarté l’éventualité de l’entrée de la Gauche au gouvernement.

Le prochain Premier ministre suédois social démocrate, Stefan Löfven, devra dans tous les cas de figure composer avec une faible majorité  et aura besoin de l’appui de petits partis de centre droit. Il n’est pas non plus exclu qu’il fasse ponctuellement appel au soutien des Nouveaux Modérés dont le Premier ministre sortant est issu et qui est le grand perdant de ces élections.

Les sources :

Déclaration de politique générale de Manuel Valls / site du Gouvernement

Résultats des élections municipales mars 2014 en France / Ministère de l’Intérieur

Résultats des élections générales septembre 2014 en Suède / Portail officiel suédois

Actualités France Suède Västerås Union européenne politique économie tourisme voyageElections en Suède
changement de majorité

Lundi 15 septembre 2014. Les résultats des élections générales du 14 septembre vont modifier la composition du Parlement suédois jusqu’alors dominé par l’Alliance, une coalition politique de centre droit autour du parti des Nouveaux Modérés dont le Premier ministre Frederik Reinfeldt est issu. C’est le parti social démocrate qui a remporté le scrutin d’hier avec 31,2% des voix, devant les Nouveaux Modérés qui n’ont recueilli que 23,2% des bulletins de vote, soit un retrait de 6,7% par rapport aux dernières élections de 2010.

Vainqueur, le parti social-démocrate ne peut pourtant pas construire une majorité au Parlement avec ses traditionnels alliés, les Verts et la Gauche puisque ensemble, les trois partis ne réuniront que 158 députés sur les 349 que compte le Parlement suédois.

Stefan Lövfen, chef du parti social démocrate arrivé en tête des suffrages et donc prochain Premier ministre, devra trouver un moyen pour former une majorité stable lui permettant de mettre en oeuvre la politique du nouveau gouvernement.

La tâche s’annonce difficile. Le parti de droite nationaliste les Démocrates de Suède, a remporté une certaine victoire en remportant près de 13% des voix et qui devient ainsi la 3ème force politique du pays. Ce parti, anti-européen et défendant les valeurs traditionnelles de la Suède, vient troubler le jeu politique qui dominait jusqu’à présent avec une alternance régulière des coalitions historiques de gauche (rouge) et de droite (bleue). Une victoire qui permettra aux Démocrates de Suède d’envoyer 49 députés au Parlement, soit 29 de plus qu’aujourd’hui aux dépens des partis traditionnels de droite. Le bon résultat de ce parti nationaliste est d’autant plus remarquable qu’il fait constamment l’objet de dénigrements systématiques et de mise au ban de la politique de la part de tous les médias, des intellectuels et de l’ensemble des personnalités du pays.

Le nouveau gouvernement hérite d’une situation économique globalement satisfaisante au vu de la crise qui a frappé la Suède comme le reste de l’Europe en 2009. La croissance frôle les 2%, le taux de chômage décroit pour se stabiliser autour de 7%, les dépenses publiques sont maîtrisées avec une dette publique représentant 44,5% du PNB et le baromètre de conjoncture économique est positif (103,2).

Mais Stefan Lövfen et ses alliés politiques vont devoir faire face aux attentes de changement des Suédois, lassés de la coalition de droite au pouvoir depuis huit ans, un exploit dans ce pays profondément ancré dans la sociale-démocratie. Des attentes de changement qui risquent d’être très vite déçues : les marges de manoeuvre du prochain gouvernement sont très étroites et celui-ci ne sera soutenu que par une petite majorité au Parlement où le parti nationaliste de droite, les Démocrates de Suède, n’hésitera pas à s’imposer dans l’agenda politique.

Reste que les questions posées par ce parti nationaliste de droite restent tabou en Suède. L’immigration – avec un nombre record de réfugiés et d’immigrés accueillis en Suède ces dernières années, les Roms qui arrivent par milliers en Suède pour y mendier dans les rues et la montée d’un sentiment anti-islam – n’est pas un sujet sur lequel il est vraiment possible de s’exprimer en Suède. Soulever même la question risque à son auteur d’être immédiatement accusé de racisme. Le Premier ministre Frederik Reinfeldt a certainement perdu des voix quand il a, pendant la campagne électorale, demandé aux Suédois « d’ouvrir (leur) coeur » en accueillant les réfugiés.

Il est peu probable que le nouveau gouvernement se différencie du précédent sur les questions d’immigration, ni sur celles concernant l’Union européenne, ni sur la nécessité d’équilibrer les finances publiques, la fiscalité en général (sauf les impôts touchant les retraités et le relèvement de la TVA dans la restauration), ni sur la politique étrangère.

On peut alors se demander ce qui changera, sauf à avoir moins de lisibilité et de stabilité.

Les sources :

résultats des élections générales en Suède / site officiel

chiffres économiques Suède / EkonomiFakta

Actualités France Suède Västerås Union européenne politique économie tourisme voyageÉlections en Suède
les derniers jours du gouvernement

Vendredi 12 septembre 2014. L’Alliance – la coalition de centre droit autour du parti des « Nouveaux Modérés » du Premier ministre – vit ses dernières heures au gouvernement. Sauf accident, l’opposition rose-rouge-verte devrait en effet remporter les élections générales de dimanche et prendre ainsi les rênes du pouvoir.

Hier soir a eu lieu la dernière confrontation télévisée entre les différents chefs de parti qui tentaient encore de convaincre les indécis. Une confrontation pendant laquelle deux participants se sont violemment empoignés sur la question de l’énergie nucléaire. Alors qu’Annie Lööf, ministre de l’Economie et présidente du Parti du Centre, quittait son pupitre pour se diriger vers Stefan Löfven, leader des sociaux-démocrates et probablement le prochain Premier ministre de Suède, lui tendre les prévisions des besoins énergétiques et avoir de lui une position claire sur les centrales nucléaires, celui-ci l’a physiquement repoussée, refusant de regarder le rapport qu’il avait « lu plusieurs fois ».

Une attitude de refus qui peut surprendre chez une personnalité politique prétendant pouvoir assurer les plus hautes fonctions de l’Etat. Mais qui peut se comprendre, car Stefan Lövfen a été poussé dans ses retranchements sur une question qui divise les sociaux-démocrates, partisans du maintien d’une partie du parc nucléaire – et les écologistes – qui souhaitent remplacer la production d’énergie nucléaire par des énergies recyclables – les deux partis étant pourtant appelés à gouverner ensemble faute de majorité suffisante.

Les derniers sondages donnent une avance confortable à l’opposition rose-rouge-verte, avec 48,1% des intentions de vote, soit plus de 10 points de plus que pour la coalition au pouvoir qui obtiendrait 36,9% des voix. Le reste allant principalement au parti de droite nationaliste « Les démocrates de Suède ».

Une majorité de Suédois aspirent au changement, même si le bilan économique de l’Alliance, au pouvoir depuis huit ans, est globalement positif alors que le pays, comme le reste de l’Europe, a été durement frappé par la crise de 2009. La croissance frôle les 2%, le taux de chômage décroit pour se stabiliser autour de 7%, les dépenses publiques sont maîtrisées avec une dette publique représentant 44,5% du PNB et le baromètre de conjoncture économique est positif (103,2).

Un bilan que n’oserait même pas imaginer l’actuel gouvernement français pour lequel le Premier ministre Manuel Valls va demander la semaine prochaine la confiance de l’Assemblée nationale. Une confiance qui sera certainement votée mais sans éclat. Les perspectives économiques de la France restent sombres avec une croissance de 1,5%, un déficit public de 4,4% du PIB en 2015, un taux de chômage de 10% qui ne montre aucun signe d’inversement ou encore des réformes nécessaires pour réduire le coût de fonctionnement de l’Etat et des collectivités locales difficiles à mettre en oeuvre en raison de fortes résistances.

Les sources :

sondages élections Suède 2014 / IPSOS-DN septembre 2014

chiffes économie de la Suède / EkonomiFakta

chiffres économie France / OCDE

Actualités France Suède Västerås Union européenne politique économie tourisme voyageCommissaires européens
La France et la Suède satisfaites

Jeudi 11 septembre 2014. Le prochain président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a présenté hier à Bruxelles, les membres de son équipe appelée à remplacer à compter du 1er novembre l’actuelle commission de José Manuel Barroso.

Parmi eux, en plus de la Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, les 27 Commissaires européens, chacun issu d’un des Etats-membres de l’Union européenne. Un commissaire ne représente pas son pays d’origine, sa mission étant de travailler à l’intérêt général de l’Union européenne, sans tenir compte de celui particulier de son Etat.

Le Commissaire français, Pierre Moscovici, sera finalement en charge des Affaires économiques et monétaires, après de longues tractations avec l’Allemagne réticente à voir un Français à la tête d’un chapitre essentiel pour elle, l’assainissement des finances publiques, pour lequel la France semble en position de faiblesse. La France dont le ministre de l’Economie vient d’annoncer, à quelques jours de la présentation de la loi de finances pour 2015, que le déficit public atteindra 4,4% du PIB en 2015.

La nomination de Pierre Moscovici aux Affaires économiques et financières est donc un succès pour la France.

Du moins du point de vue symbolique : c’est un poste clé au sein de la Commission, la France a su se faire entendre auprès de Jean-Claude Juncker et elle a su imposer son candidat face à l’Allemagne dont on dit qu’elle préside à toutes les décisions et nominations de l’Union.

Pour le reste, rien n’est moins sûr. La Commission européenne est un collège où les décisions sont prises collégialement. Pierre Moscovici sera donc encadré dans sa conduite des affaires. De plus, rien n’indique que le Commissaire français n’adoptera pas rapidement une perspective européenne avec la défense de l’intérêt européen, « oubliant » celui, particulier, de la France.

La Suède est également satisfaite. Pour deux raisons.

La première est que Jean-Claude Juncker a finalement présenté un Commissaire à la politique régionale et à l’élargissement. La Suède s’inquiétait en effet de la disparition de l’Élargissement après la fuite d’un organigramme préliminaire qui avait fuité la semaine dernière et dans lequel ne figurait pas de commissaires à l’Élargissement. Un sujet auquel la Suède est très attachée alors que la menace russe plane sur les Etats limitrophes de l’Europe et candidats à l’Union, comme par exemple l’Ukraine.

La deuxième est que la candidate suédoise, Cecilia Malmström, a été nommée au Commerce, une question centrale de l’Union européenne. Le Premier ministre suédois, Frederik Reinfeldt, s’est réjoui de voir à la tête du Commerce une « personne qui croît au libre-échange et qui mènera des négociations dans un domaine où l’Union bénéficie d’une grande puissance et possède de l’influence et où l’Union est le plus grand acteur ».

Frederik Reinfeldt, Premier ministre sortant qui devrait être remplacé par l’opposant social-démacrate Stefan Löfven après les élections de dimanche prochain, peut aussi être satisfait de la nomination à un poste clé de la Commission d’une personnalité politique de son bord. Cecilia Malmström appartient en effet au parti du Peuple, au pouvoir en Suède depuis huit ans, au sein de l’Alliance avec les Nouveaux Modérés, les Chrétiens-démocrates et le Parti du centre.

Pierre Moscovici et Cecilia Malmström qui a habité en France et parle couramment le français, sont en tout cas deux Européens convaincus, ayant une longue expérience de l’Union européenne, qui ont été secrétaire d’Etat ou ministre des Affaires européennes et qui sont partisans d’une Europe plus intégrée.

Sources :

nomination de la « Commission Juncker », Commission européenne

réaction du gouvernement suédois, le portail du gouvernement suédois

Actualités France Suède Västerås Union européenne politique économie tourisme voyageNouvelle Commission européenne
suspense pour la France et la Suède

Mardi 10 septembre 2014. Jean-Claude Juncker, président de la nouvelle Commission européenne qui devrait prendre ses fonctions le 1er novembre prochain, s’apprête demain – ou même ce soir – à présenter son équipe de 28 Commissaires.

28 commissaires pour 28 Etats-membres, mais Jean-Claude Juncker a encore fait rappeler que les Commissaires ne représentaient pas l’Etat dont ils sont issus mais se voyaient confier une mission portant sur un volet de la politique européenne.

Son directeur de cabinet a également promis « des surprises », comme par exemple la nomination de Pierre Moscovici aux Affaires économiques et monétaires alors que la France ne cesse de repousser la mise en conformité de son budget aux critères de convergence. Ou encore celle du britannique Jonathan Hill au Marché intérieur quand le Royaume-Uni pourfend les tentatives européennes d’harmonisation des règles nationales. Histoire de bien montrer que les Commissaires européens doivent oublier leur Etat d’origine pour se consacrer à la défense de l’intérêt commun de l’Union européenne.

La France espère avoir un commissaire aux Affaires économiques et monétaires français. D’abord parce qu’elle pense pouvoir ainsi pouvoir convaincre la Commission de l’intérieur de la nécessité de laisser glisser les finances publiques pour relancer l’économie. Rien n’est moins sûr quand on sait que les Commissaires adoptent rapidement les principes de la Commission plutôt que l’inverse. Ensuite par qu’il s’agit d’un poste clé au sein de la Commission, à la hauteur de la France, une des plus grandes puissances économiques et politique de l’Union. Mais l’organigramme provisoire prévoirait Pierre Moscovivi à la Concurrence…

Quant à la Suède, elle a fait savoir par l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères Carl Bildt, qu’elle était mécontente de l’organigramme provisoire – qui a fuité la semaine dernière, si les rumeurs faisant état de la disparition du Commissaire à l’Élargissement étaient exactes, fonction tenue jusqu’alors par le Tchèque Stefan Füle. Pour la Suède, ce serait un mauvais signe qu’enverrait l’Union européenne à ses voisins directs en indiquant clairement que l’élargissement et la politique régionale ne seraient plus au programme de l’Union européenne. Il s’agirait pour la Suède d’une « une abdication de la responsabilité » vis-à-vis des Etats déjà engagés dans le processus d’adhésion, comme la Géorgie, la Moldavie et l’Ukraine.

Pour l’instant, tout n’est que rumeur. L’Élargissement est prévu confirme une source européenne, et ferait partie du portefeuille du Commissaire à la Politique régionale. Même si aucun élargissement n’est prévu pour les cinq prochaines années.

Équipe de Jean-Claude Juncker qui a fuité la semaine dernière (entre parenthèse, groupe politique d’origine) :

Pologne– Elżbieta Bieńkowska – vice-présidente, Budget et contrôle financier (EPP)
Estonie- Andrus Ansip –  vice-président, Croissance, euro, semestre européen, dialogue social (ALDE)
Lettonie – Valdis Dombrovkis – vice-président, Union de l’énergie (EPP)
Slovénie – Alenka Bratušek, vice-présidente, numérique et innovation (ALDE)
Pays-Bas – Frans Timmermans – vice-président, Régulation (S&D)
Italie – Federica Mogherini – vice-présidente, Haute représentante de l’Union pour le affaires étrangères et la politique de sécurité (S&D)

Suède – Cecilia Malmström – Justice et lutte anti-fraude (ALDE)
Hongrie – Tibor Navracsics – Douanes (EPP)
Grèce – Dimitris Avramopoulos – Migration, droits et affaires intérieures (EPP)
Croatie – Neven Mimica – Politique régionale (S&D)
Bulgarie – Kristalina Georgieva –  Fiscalité, douane, statistiques, audit (EPP)
Irlande – Phil Hogan – Agriculture (EPP)
Malte – Carmenu Vela – Affaires maritimes et pêches (S&D)
Allemagne – Günther Oettinger – Commerce (EPP)
France – Pierre Moscovici – Concurrence (S&D)
Finlande – Jyrki Katainen – Affaires économiques et monétaires (EPP)
Danemark – Margrethe Vetager – Environnement (ALDE)
Portugal – Carlos Moedas – Affaires sociales et emploi (EPP)
Royaume-Uni – Jonathan Hill – Changement climatique et énergie (ECR)
Espagne – Miguel Arias Cañete – Recherche, innovation et science – (EPP)
République tchèque- Věra Jourová – Transport – (ALDE)
Chypre – Christos Stylianides – Internet et Culture (EPP)
Roumanie – Corina Creţu – Coopération internationale et aide humanitaire (S&D)
Belgique – Marianne Thyssen  – Education, culture, multilinguisme et jeunesse (EPP)
Slovaquie – Maroš Šefčovič – Développement (S&D)
Autriche – Johannes Hahn – Politique régionale (EPP)
Lituanie – Vytenis Andriukaitis – Santé et sécurité alimentaire (S&D)

Sources :

– liste provisoire site Euroactiv.fr

– noms provisoires de certains Commissaires européens  journal Les Echos

– Commission européenne actuelle, site de la Commission

Actualités France Suède Västerås Union européenne politique économie tourisme voyageElections en Suède
Stefan Löfven, prochain Premier ministre ?

Mardi 9 septembre 2014. Alors que le Premier ministre français Manuel Valls engagera le 16 septembre la responsabilité de son gouvernement sur une déclaration de politique générale présentée devant le Parlement, les Suédois choisiront le 14 septembre de conserver ou de nommer une nouvelle majorité à la Diéte nationale suédoise..

Tous les sondages indiquent que l’Alliance aujourd’hui au pouvoir et structurée autour du parti de centre droit « Nya Moderaterna (les nouveaux Modérés) devra laisser la main à la coalition de gauche rose-rouge-verte dont le chef de file, Stefan Löfven deviendrait alors le nouveau Premier ministre de Suède.

Le bilan de l’actuel gouvernement n’est pourtant pas mauvais. La Suède s’est plutôt bien sortie de la crise qui a très durement frappé le reste de l’Europe et le monde. La croissance frôle les 2%, le taux de chômage décroit pour se stabiliser autour de 7%, les dépenses publiques sont maîtrisées avec une dette publique représentant 44,5% du PNB et un baromètre de conjoncture économique positif (103,2). Des chiffres qui raviraient les électeurs français.

Mais la majorité des Suédois souhaite un changement. L’Alliance de centre droit est au pouvoir depuis huit ans, un fait inédit dans ce pays où les sociaux-démocrates ont la plupart du temps tenu les rennes du pouvoir ces 80 dernières années.

A la fin du mois de septembre, la nouvelle Diète se réunira et son président proposera comme nouveau Premier ministre le chef du parti arrivé en tête des élections. Sauf accident, ce sera donc Stefan Löfven qui sera proposé et pour la première fois, cette proposition fera l’objet d’un vote des parlementaires.Jusqu’à maintenant, ce vote n’était pas obligatoire.

Et contrairement aux habitudes françaises, ce sera un homme aux origines très modestes qui accédera au pouvoir. Enfant abandonné par ses parents, ayant suivi une scolarité médiocre et sans parcours universitaire, ancien syndicaliste, Stefan Löfven ne présente pas vraiment le profil d’un chef de gouvernement tel que l’on se l’imagine en France.

Orateur médiocre, sans vraiment de pouvoir de conviction, le chef du parti social démocrate sera nommé par défaut à la tête du gouvernement suédois. Disposant de peu de marge de manoeuvre si l’on considère que personne en Suède n’envisage de s’engager dans une politique de relance qui coûterait cher au budget de l’Etat, proche de la majorité actuelle sur toutes les questions sociétales, le prochain gouvernement risque de décevoir très vite les électeurs avides de changement.

Actualités France Suède Västerås Union européenne politique économie tourisme voyageAir France-KLM et SAS
Sortie de nuages ?

Lundi 8 septembre 2014. Les deux groupes Air France-KLM et SAS ont publié les chiffres de leur trafic du mois d’août. Le groupe franco-hollandais a annoncé aujourd’hui une augmentation de 2,1% du nombre de passagers transportés par rapport à la même période de l’année dernière, avec 7,3 millions de passagers. La croissance la plus forte a été observée en Asie avec + 5,4% et un taux d’occupation de 92,2%, ce qui revient à dire que les avions sont pleins à craquer.

Pour SAS, avec 2,9 millions en août 2014, le nombre de passagers transportés a augmenté de 9% avec un taux d’occupation de 82,9%, soit une hausse de 2,4%. Là aussi, il reste peu de sièges vides sur les vols de la compagnie scandinave.

Ces chiffres reflètent la tendance mondiale : partout, le nombre de passagers augmente sauf en Afrique, une région qui connaît même un recul du trafic (-2,7% en juin). L’IATA ne voit pas non plus de signes indiquant qu’il pourrait y avoir un inversement de cette tendance.

Ce sont de solides chiffres de trafic que présentent Air France-KLM et SAS. Pourtant, les deux groupes restent fragiles.

Air France-KLM termine une phase de restructuration lancée en 2012 qui a permis au groupe de réduire ses coûts et sa dette. Il reste pourtant deux foyers importants de perte. L’activité moyen-courrier très exposée à la concurrence des compagnies low-cost et le cargo.

Alors qu’Air France s’apprête à annoncer mercredi 11 septembre une réorganisation de cette activité, les trois syndicats de pilotes ont lancé un préavis de grève. Ils craignent un alignement à terme des conditions de travail et de rémunération sur la compagnie low-cost du groupe, transavia.

En ce qui concerne le cargo, un secteur également très concurrentiel, le groupe a annoncé un recentrage de l’activité sur le transport de fret dans les soutes des avions passagers plutôt que par avions tout cargo. De ces derniers, il n’en restera que quatre.

Quant à SAS, si le nombre de passagers augmente, la recette unitaire baisse fortement avec  – 11,8% en juillet ! Le groupe scandinave a pourtant largement taillé dans les coûts avec – 9% depuis la grave crise de la fin 2012 – mais a pourtant encore affiché 800 millions de couronnes (90 millions d’euros) de pertes au printemps dernier.

La direction de SAS annonce des réductions de coûts supplémentaires cet automne qui approcheront le milliard de couronnes et d’autres changements qui permettront d’améliorer le résultat de 1 milliard de couronnes (110 millions d’euros) en 2015.

Comme Air France-KLM, SAS est sévèrement attaquée sur son marché moyen-courrier par les compagnies low-cost. Mais à la différence du groupe franco-hollandais, SAS ne dispose que d’un tout petit réseau long-courrier qui est très loin de pouvoir compenser les pertes du moyen-courrier. Et si petit qu’il soit, ce réseau est également concurrencé par les compagnies du Golfe et Turkish Airlines. De plus il s’articule autour de trois aéroports, Oslo, Copenhague et Stockholm, ce qui ne manque pas de compliquer davantage sa rationalisation.

Si Air France-KLM doit faire face à des pilotes frondeurs et à des coûts d’exploitation encore trop élevés, le groupe dispose néanmoins – contrairement à SAS – d’avantages immenses : un vaste réseau, une taille critique, une place géographique centrale en Europe, un marché intérieur (la France) et une marque (Air France) très forte qui lui permettront de survivre et de rester un acteur majeur du transport aérien. Espérons que SAS puisse trouver une voie lui permettant de continuer d’exister.

Actualités France Suède Västerås Union européenne politique économie tourisme voyageDéveloppement de Västerås
200 millions d’euros d’aides de l’UE

Vendredi 5 septembre 2014. 200 millions d’euros, soit 1,8 milliard de couronnes suédoises, c’est l’aide financière que la Banque européenne d’investissement (BEI) va accorder à la commune de Västerås située à quelque cent kilomètres à l’ouest de Stockholm, au bord du lac Mälar.

Cette aide, sous forme de prêt à long terme, est destinée à financer des projets de modernisation de la ville dans le domaine de l’énergie, des transports, du logement, des établissements scolaires ou encore du traitement des déchets, prévus dans le programme d’investissement 2014-2017 de Västerås dont la population est en constante augmentation.

Ce prêt bancaire de la banque de l’Union européenne est un bon indicateur de la solidité des projets et du dynamisme de cette commune du comté de Västmanland qui sera ainsi en mesure de financer des projets visant à promouvoir la croissance économique locale sur le long terme. En effet, la BEI n’accorde des prêts qu’aux projets respectant des normes strictes sur le plan économique, technique, environnemental et social. 300 ingénieurs et économistes examinent en profondeur chaque projet avant que la Banque n’accorde un financement.

Parmi ces projets figurent notamment la construction de logements à des prix abordables permettant de réaliser des économies d’énergie, de pistes cyclables, d’espaces vers supplémentaires, la réalisation ou la rénovation de bâtiments publics, la réfection de rues ou l’amélioration d’infrastructures existantes afin de raccourcir les trajets et les coûts d’exploitation de véhicules. Autant de projets permettant d’améliorer les performances environnementales de la commune.

La Banque européenne d’investissement, dont le siège est à Luxembourg, est la banque de l’Union européenne avec comme actionnaires les 28 Etats membres de l’Union et travaille en collaboration étroite avec d’autres institutions européennes pour mettre en œuvre les politiques de l’Union européenne.

En 2013, les priorités de la Banque allait vers les projets relatifs à la recherche industrielle, au développement et à l’innovation et au transport durable.

En Suède, la BEI a investi 1,57 milliard d’euros en 2013, soit 40% de plus qu’en 2012, et y a financé des projets à hauteur de 7,15 milliards d’euros au cours des cinq années entre 2009 et 2013, dont 58% pour la R&D, 26% pour les transports et les télécommunications et 10% pour l’éducation et la santé.

En France, la BEI a, en 2013, investi 7,8 milliards d’euros, soit 80 % de plus qu’en 2012. Ces aides financières ont porté des projets concernant les infrastructures de transport et de télécommunications (23 %), l’énergie (13 %), la santé et l’éducation (19 %) et le soutien aux PME (17 %). Au cours des cinq  années 2009-2013, la BEI a accordé plus de 28 milliards d’euros de prêts pour financer une partie de l’économie française.