France-Suède : une longue histoire d’amitié

La reine Christine de Suède en conversation avec Descartes

La reine Christine de Suède en conversation avec Descartes

Au delà de la brutalité des Vikings

Les relations entre la Suède et la France sont très anciennes et déjà denses dès le haut Moyen Âge même si alors, le royaume scandinave en tant que tel n’existe pas encore. Mais il y a des échanges entre les clans composant alors la société suédoise et les Francs en pleine conquête de la Gaule.

Si ensuite la très grande majorité des Vikings suédois partent vers la Russie, une minorité d’entre eux participent aux expéditions plus violentes menées en France aux 9ème et 10ème siècles.

Celles-ci, conduites par le chef danois Rollon, obligent en 911 le roi français Charles le Simple à concéder aux peuples du Nord un territoire autour de Rouen qui devient la Normandie où de nombreuses villes portent aujourd’hui des noms d’origine scandinave.

Les Vikings s’intègrent dans la population locale. Au cours des siècles suivants, les jeunes Suédois partent volontiers étudier à Paris (déjà !) où une maison particulière leur est même réservée.

Les premiers traités commerciaux et politiques

Il faudra attendre la toute fin du 15ème siècle, alors que le royaume suédois est devenu une réalité, pour voir le premier traité commercial signé entre la France et la Suède. La France exporte des produits du sud (vin, blé, draps, tissus, épices…) tandis qu’elle importe de Suède des produits du nord (bois, huile de hareng, baleine, peaux, fourrure…). Quelques années plus tard, en 1542, Gustav Vasa au cours d’un déplacement en France signe avec François Ier, le premier traité d’alliance franco-suédoise, suivi deux siècles plus tard, par celui qui permet un échange de soldats suédois contre des subsides versés par la France à la Suède.

Inspirations françaises en Suède et inspirations suédoises en France

Au 17ème siècle, la Suède n’échappe pas au rayonnement des penseurs français. Ainsi, la reine Christine appelle à ses côtés le philosophe français René Descartes qui devient son tuteur en 1649 et avec lequel elle s’entretient tous les matins avant 5 heures.

De son côté, Voltaire est plus tard fasciné par le roi suédois Charles XII dont il écrit dans l’ouvrage qu’il lui consacre, qu’il est « l’homme le plus extraordinaire peut-être qui ait jamais été sur la terre qui a réuni en lui toutes les grandes qualités de ses aïeux, et qui n’a eu d’autre défaut ni d’autre malheur que de les avoir toutes outrées ».

L’amitié à son apogée

 

 

 

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